Nos proverbes, dictons......

14/01/2009 21:43 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • Nos proverbes, dictons......

    Nos proverbes, dictons......

    14/01/2009 21:43 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Le village

10/01/2009 22:03 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • Le village

    Le village

    10/01/2009 22:03 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

     

Photo des années 1940

  « Et des siècles durant, des hommes courageux et rudes, se sont aguerris dans la lutte contre les éléments, la nature et les gens. Le problème crucial fut d’abord celui de l’eau et, en remontant les siecles, on s’aperçoit que les premiers arrivés se regroupèrent d’abord autour des sources importantes. Cela a duré probablement bien longtemps avant le repli vers la crête, le partage parcimonieux des espaces les plus sûrs, le lent défrichement des abords, les arrivées successives et l’intégration progressive des nouveaux. »

     «  La vie s’organise peu à peu et un village prend forme et se développe dans un contexte de luttes et de drames. Toute cette longue période, de plusieurs siècles  n’a laissé que peu de traces en dehors de quelques bribes d’informations recueillies auprès des anciens et des contes terrifiants d’ogres, d’ogresses et de bêtes féroces ( Thariel, Ouaghzen, Tiwkilin …) que certaines grands mères racontent encore à leurs petits enfants. » 

 « Le village, un des plus anciens de la région, s’appelait alors « Taourirt ».  Les anciens disaient d’ailleurs  « L’Djemaa N’Taourirt » en parlant de la mosquée. Des études plus approfondies restent à faire sur l'origine du nom  de notre village  ( Taourirt ...? .... puis  At Ali Ouharzoun ...) . Il est divisé ,  schématiquement , en trois grands groupes :

   -Thadert (centre )  : At Salah , At Hsiyen , At Amer , ...

   -Ath Ougni et Ath Srour.

  -Ath Khaled et Ath Haroun.

 Ath El Houari, étant situés en dehors du village, sur le sentier qui mène à Ighil Bouamas en partant d’Ath Ougni, seraient (sous réserves) parmi les derniers arrivés.

Extraits du manuscrit

10/01/2009 21:28 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  •       Extraits du manuscrit

    Extraits du manuscrit

    10/01/2009 21:28 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                                  

    « Quand on voit les ruines actuelles de notre village, on imagine mal ces grands noms, ces grandes familles, ces générations successives ayant vécu dans ces quelques mètres carrés de pierrailles où prospère maintenant, dans bien des quartiers, l’ortie…/

 

        « Sur cette terre d’Afrique qui a excité bien des convoitises et attiré à elle les Aventuriers de tous les temps, nos Ancêtres ont cherché et trouvé la sécurité en se fixant sur l’une des innombrables crêtes des pentes ouest du Djurdjura, rempart naturel difficile à franchir, pour annihiler, au départ, toute velléité d’invasion »

  

        "Région très accidentée, violente, avec ses forêts et ses bêtes sauvages, son climat dur et ses terres naturellement étriquées mais havre de paix sous la haute protection de notre majestueuse montagne".

 

         « La position inexpugnable de notre village perché sur une crête imprenable, plongeant ses flancs abrupts jusqu’au fond des vallées, regardant de haut les chainons alentour, dominateur et fier de sa puissance et de sa grandeur a, de tout temps, constitué un refuge convoité et longtemps envié. »

Avant propos, suite

09/01/2009 22:57 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • Avant propos, suite

    Avant propos, suite

    09/01/2009 22:57 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

    " La tradition passant de bouche à oreille, les belles histoires de nos grand-mères l’hiver au coin du feu, les discours des beaux parleurs à la Djemàa …, tout cela tissait les générations successives.

        Cette société, combien à présent elle parait lointaine, désuète et ridiculement étriquée ! Comme il est facile, pour les jeunes d’aujourd’hui, de dauber sur nos ghettos d’antan, de rire de nos impuissances, comme de nos petits codes d’honneur ou de bonne conduite !

       Et pourtant sommes- nous plus heureux maintenant dans ce monde égoïste, souvent ingrat et qui se soucie peu de ses « racines » ?

       Notre souhait est de voir, un jour, les enfants d’Ath Ali Ouharzoune faire œuvre utile pour eux et pour leur communauté en enrichissant ce modeste manuscrit par des études approfondies.

        Faites parler vos parents, écrivez, enregistrez avant qu’il ne soit trop tard ! »   

AVANT – PROPOS

09/01/2009 22:49 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  •          AVANT – PROPOS

    AVANT – PROPOS

    09/01/2009 22:49 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

          «  Est –il possible encore de jeter un regard en arrière quand tout nous pousse vers ce futur peuplé de bruits et de mirages ?

         A quoi bon, quand on voit cette incompréhension totale entre générations : l’ancienne brimée, recroquevillée sur  elle- même, décimée par les guerres et maintenant assommée et inadaptée  et, la nouvelle, explosant de toutes  ses jeunes libertés sans freins ni limites, avide d’avenir et d’espace, et peu intéressée par ce qui fut.

 Pourtant, pourquoi tout le capital accumulé, d’ordre et de sagesse, par nos pères, doit-il retourner au néant ? Déjà  combien de témoignages irrémédiablement perdus dans la tourmente des dernières décennies !

 Notre génération, charnière entre deux époques, se doit de faire, malgré tout, une sorte d’inventaire de ce qu’elle a connu et de ce qu’on lui a rapporté. Cet « inventaire » sera malheureusement incomplet parce que nous n’avons pas su, quant il le fallait, profiter des souvenirs et de la mémoire de nos aînés, aujourd’hui disparus.

       Notre génération a vécu sa jeunesse un peu comme celle de ses parents dans une société figée depuis des siècles, avant de la voir craquer de toutes parts.

       Cette société qui fût stable, sécurisante, offrait des voies simples et bien tracées à tous. Nous étions comme de petits fonctionnaires avec nos habitudes et notre routine ; l’avancement se faisait normalement sans heurts. On se retrouvait intégré, « hiérarchisé » naturellement, dans le strict respect de nos coutumes et traditions avec, pour chacun, un statut particulier de grand père, grand-mère, père, mère …, allant imperceptiblement vers la grande retraite, aux côtés des Ancêtres.

      Les faisceaux de liens familiaux, les tissus de croyances, la religion, forcement adaptée, concouraient à simplifier les problèmes. "

RETOUR AUX SOURCES

09/01/2009 22:32 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Ait Ali Ouharzoune

          

     A    la mémoire de Dda Ahmed Hazi, Instituteur-Directeur  au village de Ait Ali Ouharzoune ( Iboudraren ) lui qui, durant  les années 1948/1955,  a patiemment formé des générations d’élèves dont beaucoup ont poursuivi leurs études grâce à ses conseils et encouragements (à l’époque ce n’était pas chose  facile) sans oublier son action et ses idées d’avant-garde au centre municipal d'At Ali Uharzun  : la route carrossable jusqu’à Tizi Boughoud, l’école pour les filles, « le stade » de sidi M’hamed Larbi ....

          Avant son décès, Dda Ahmed, qu’il repose en paix, m’a confié quelques notes personnelles sur « l’histoire » de notre village. Avec l’autorisation de ses enfants je me propose  d'en publier quelques extraits.                     Hamid