La pénétration française

27/01/2009 13:20 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • La pénétration française

    La pénétration française

    27/01/2009 13:20 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

      « La pénétration française a laissé des souvenirs cuisants. D’abord l’engagement d’At Oubetroune  ( notre arch ) et d’At Yahia dans la résistance avec des pertes énormes et ensuite la participation à la grande bataille d’Icheridhene avec ses héros …  

        On partait à la guerre avec  une outre d'arkoul , un mélange de farine grillée et d’huile, une poire de poudre et une gibecière de balles….  On raconte à ce sujet : un des Youcef Ali  disait aux jeunes,  pour les  encourager avant leur départ  : " si vous n’avez pas assez de plomb pour fondre les balles, je vous fournirai des pièces d’argent (chkoti)." Et aussi les conseils des anciens pour cette bataille de tranchées : "Prudence, le front est au-dessus des yeux ! ", ce  qui voulait dire ,  attention  ! lorsque  vous sortez la tête de la tranchée c'est votre front qui ,le premier , est exposé  ! Sur les lieux des combats, les burnous étaient attachés l’un à l’autre, car il n’était pas question de fuir devant l’ennemi et de rentrer au village sans ce vêtement, sous peine d’infamie…. » 

 

 

 

 

 

Ma famille

22/01/2009 18:29 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • Ma famille

    Ma famille

    22/01/2009 18:29 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                         Lemqam, notre cimetière

        « Notre ancêtre se fixe sur la partie la mieux exposée du village, à mi-hauteur de la butte, versant sud-est, face au Djurdjura. Il s’intègre dans le groupeAt Salah.  

         Le cimetière de la famille se trouve au pied du mausolée de Sidi Mamaar. Les descendants de notre ancêtre se signalent comme des violents.... 

          Notre Kherouba comprend ou comprendra : At Moussa, At Ouhazi, At Youcef Ali, At Si Mohamed, At Oumekhnache, At Athmane, At Yahia Ouahmed, At Ouzouaou (originaires du village de Zoubega) …  At Ouavdellah, At Si Maamar , Atourkoui, ... ,At Antar (famille décimée lors de la guerre menée par Lala Fatma  n'Tsoumer et Bou Baghla contre l’occupant français durant les années 1850). »  

 

 

Hadj Mohamed Hazi

22/01/2009 18:26 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  •  Hadj Mohamed Hazi

    Hadj Mohamed Hazi

    22/01/2009 18:26 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                             Photo   (années 1930)

    

      Sur la photo : debout Hazi Kaci et Mohand Said Ait Zai . Assis : Hadj mohamed et son fils Nourredine .

           Né en 1885 à At  Ali Uharzun, Hadj Mohamed At Uhazi  (Moha At Uhazi) fut une grande personnalité de notre village, d’une rigueur et d’une intelligence exceptionnelles.

          "A la mort de Kaci ( 1856-1898) son père, Mohamed n'a que 13 ans ... et , à l'école, c'est un excellent élève ... Il obtient le certificat d'études et son maître aurait voulu l'envoyer au "cours normal " ( espèce d'Ecole normale qui, à l'époque, préparait les enseignants...) ... , mais il fallait vivre. Il dut, donc, partir avec les oncles maternels de sa mère, At Lunis, dans le constantinois pour s'initier au commerce, laissant ses deux jeunes frères Rabah et Amrane (Lamara) à la garde de leur tante Djoher...             

          Et, à  Souk Ahras, beaucoup plus tard ……  c’était l’époque des élus musulmans dans le constantinois avec les Bendjelloul, Ferhat Abbas,…, les Ouléma avec  les cheikhs Benbadis, Larbi Tebessi…, tout ce qu’il y avait de têtes politiques Algériennes débarquait, un jour ou l’autre, chez mon oncle…Les journaux tolérés étaient lus et commentés, ‘’ la voix des humbles ‘’ de Zenati, grand ami de la famille, ‘’ la voix indigène ‘’ des instituteurs… Membre de la ligue des droits de l’homme, il écrivait dans cette presse, présidait des meetings… " d'après  Ahmed At Uhazi. 

           Décédé en 1967, à Alger, et conformément à son vœu, hadj Mohamed repose, à côté des membres de sa famille, à lemqam, à At Ali Uharzun. Allah yarhamou.

 

La vie au village (suite)

21/01/2009 20:44 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • La vie au village (suite)

    La vie au village (suite)

    21/01/2009 20:44 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                               

        Les hommes de notre village se firent armuriers – Isseraren- Tasserarth -   (les familles Oucherif et Ath Younes), bijoutiers ( la famille Ath Lekehal travaillait l’argent mais aussi le maillechort, produit de substitution composé de cuivre , de nickel  et de zinc), faux monnayeurs à l’occasion, colporteurs, …  Da Ali Ath Younès (et probablement ses parents avant lui) fut commerçant à l'ouest et à l'est du pays, puis forgeron, armurier, meunier.... au village. Pour s’approvisionner  à Alger ou pour y acheminer l’huile, il fallait, tout le long du trajet, se placer sous la protection d’une sorte de chaine de connaissances et d’amitiés. »   

La vie au village (suite)

21/01/2009 20:40 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • La vie au village (suite)

    La vie au village (suite)

    21/01/2009 20:40 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

             " Le village, un des plus anciens de la région prend peu à peu de l’importance et les familles ont  à tour de rôle leurs périodes d’expansion ou de déclin. Les terrains alentour extrêmement abrupts et rapportant plus de souffrances que de récoltes (quelques figues et un peu d’huile, pour les plus nantis), il fallait trouver d’autres moyens d’existence " .

« Les sources » suite

19/01/2009 20:35 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  •                     « Les sources » suite

    « Les sources » suite

    19/01/2009 20:35 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

          Lainser, source naturelle ( tarie depuis quelques années suite  à un tremblement de terre ), située sur le versant Est du village , vers Ighil Bouamas.

                                     

      « En plus de l’eau qu’elles allaient y chercher quotidiennement dans leurs cruches ( aboukal ) pour remplir la  « tassebelt » familiale, les femmes du village s’y rendaient aussi, à l’occasion, pour conjurer le mauvais sort  car on attribuait à ces fontaines, comme d’ailleurs à d’autres lieux et arbres séculaires, des pouvoirs surnaturels. On y consommait alors diverses victuailles (Asfel) en prenant bien soin d’en laisser  un  peu aux  « gardiens  -  virtuels -  des lieux  ,  assassen » . , Sait-on jamais !  

 

 

« Les points d’eau » suite

19/01/2009 20:31 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • « Les points d’eau » suite

    « Les points d’eau » suite

    19/01/2009 20:31 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

          Amdouche    ,  source naturelle située sur le versant ouest du village , vers At wassifs . 

« Les points d’eau »

19/01/2009 20:27 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • « Les points d’eau »

    « Les points d’eau »

    19/01/2009 20:27 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                       Sur la photo  ci-dessus : l'intérieur de tala n'guighil .

      « Situées en dehors du village, ces sources naturelles qui, des siècles durant, ont abreuvé de leurs eaux hommes et bêtes, ont conservé malgré leur âge  avancé  et l’indifférence dans laquelle on les tient aujourd’hui, une certaine originalité avec leur bassin, leur abreuvoir et leur partie couverte. »

« La vie au village »

19/01/2009 20:20 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • « La vie au village »

    « La vie au village »

    19/01/2009 20:20 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                              Tala  n' guighil (photo 2008)

 « La vie s’écoulait simplement avec son contingent de difficultés, ses joies, ses peines et aux fréquentes divisions en clans (çofs) succédaient naturellement les réconciliations  dès que les intérêts ou la sécurité de la communauté étaient menacés.

       Tala n'guighil, Amdouche, Lainser , Taferant, Tala n'Bouzid Aissa, Tala Guem’rabdhen ,Tala  n'Lejniyed …, les principaux mais néanmoins plus importants points d’eau furent judicieusement aménagés avec le concours d’experts turcs (Si Ahmed Atourqui ,  un de ces architectes avait sa maison du côté d’At Sidi Mamaar, d’après les anciens). (Sous toutes réserves) »

 

 

« Nos racines » suite

19/01/2009 20:13 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  •                       « Nos racines » suite

    « Nos racines » suite

    19/01/2009 20:13 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

      Les quelques renseignements , à peu près sûrs ,dont nous disposons remontent au début du 19éme siècle. Plus loin dans le temps, il faut se contenter de quelques légendes répétées de génération en génération.

      Exemple de légende : « Qui donc était ce « Roumi » qu’on dit être l’ancêtre de la famille  Hazi ?

      « On raconte qu’on l' aurait converti. Il serait donc arrivé au village après la vague « Mourabitoune »  peut-être avec les turcs . Etait-il une recrue ou un prisonnier de ces derniers ? Etait-il un fugitif en quête d’un havre de paix ?... le patronyme lui-même intrigue car il n’éveille pas d’écho en langue berbère ou arabe. Il a plutôt des consonances d’Europe centrale. De toutes manières il s’intègra dans le groupe  n'At  Salah ; on nous appelait d’abord « At  Taher»  puis « At ou Hazi ».              Chaque Famille du village doit avoir probablement ses propres légendes ou informations sur ses origines.