L’Ecole (3)

06/02/2009 08:04 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • L’Ecole  (3)

    L’Ecole (3)

    06/02/2009 08:04 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                                               Photo de 1954

       L’entrée dans la cour intérieure se faisait par une petite porte de service  ou par le portail (voir photo école 1). À l’extérieur, un petit espace attenant à l’école, tenait lieu de cour de recréation. Le bloc classes était légèrement surélevé (deux mètres environ) à cause de la nature du terrain. Dehors  existait une bâche à eau  alimentée par les eaux pluviales …D’une  architecture simple, cet ensemble harmonieux cadrait parfaitement avec l’environnement…Il était implanté sur un terrain assez grand mais en pente, le même occupé par l'ècole actuelle …

                                                                                      -Hamid-

L’Ecole (2)

06/02/2009 07:59 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • L’Ecole  (2)

    L’Ecole (2)

    06/02/2009 07:59 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

         Sur la photo, à gauche les logements, au fond le préau et à droite les salles de classe (non apparentes sur la photo)

         Inaugurée en 1891 et incendiée en 1955 ainsi que le siège de la mairie du village, notre école (l’ancienne évidemment) se composait de deux petits bâtiments parallèles (deux salles de classe et deux logements), d’un préau avec toilettes, d’une cour intérieure avec un bassin (à gauche de la photo), un escalier pour accéder aux salles de classe et … de deux beaux acacias.

         Sous la salle de classe « des grands » une cave, au dessus du bassin un robinet et une eau d’une qualité exceptionnelle et sous l’escalier la réserve de bois de chauffage.

                                                                                     -Hamid- 

Les souks (marchés)

03/02/2009 19:34 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • Les souks (marchés)

    Les souks (marchés)

    03/02/2009 19:34 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                Photo du village envoyée par Salah (merci Salah)

        « Le marché hebdomadaire  se tenait au bas de notre  village, au bord de la rivière et le dimanche. Devant l’ampleur des èchanges, il fut transféré à L’Djemaa donc le vendredi, endroit plus central pour les douars environnants et faisant pendant à celui de l’Arbaa N’ath Ouacifs.

         Donc pour la région, il y avait deux marchés hebdomadaires relativement proches (deux heures de marche à pied à peu près). Très peu  des nôtres s’y établirent comme marchands. Certaines activités  étaient vues d’un mauvais œil  chez nous (le métier de boucher par exemple).

       On allait au marché à pied ou à dos de bête (ânes ou mules) au retour du Constantinois ou de l’Oranie ou bien à l’occasion des fêtes (mariages et circoncisions) pour acheter de la viande ou tout simplement pour se ravitailler en légumes frais ou secs ou … pour louer les services d’un berger qu’on ramenait  à la maison. On y allait aussi pour vendre ou acheter des bêtes … ou alors pour des affaires administratives. Le Cadi y tenait son bureau ainsi d’ailleurs  que les gendarmes qu’on apprenait à éviter dès le plus jeune âge. Il fallait  bien sûr quelquefois aller jusqu'à Michelet (Ain El Hammam) où se trouvait l’administrateur, le hakam, entourés de ses mokhaznis.

      Au village même, quelques commerçants vendaient les produits de première nécessité (trois épiceries) .

« La ruée vers l’Est » (2)

01/02/2009 19:44 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • « La ruée vers l’Est » (2)

    « La ruée vers l’Est » (2)

    01/02/2009 19:44 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                              Photo envoyée par Salah

           « Installés pratiquement dans toutes les agglomérations du Constantinois :  Tadjenant, Sétif, Eulma, Chelghoum El Laid, Ferdjioua, Constantine, Ain Fakroun, Oum El Bouaghi, Sedrata, M’Daourouche, Souk Ahras, Meskiana, Tébessa, Guelma, Oued Zenati, Chemora, Bouhadjar, El Harrouche….etc, nos parents, très entreprenants, arrivèrent peu à peu mais non sans sacrifices, à  améliorer leurs situations matérielles  et par conséquent celles de leurs familles restées au pays.

          Au village, le niveau de vie s’améliorant, Ath Ali passaient, dans la région, pour des bourgeois.

          A partir de 1920, les commerçants les mieux établis commencèrent à se fixer sur leurs lieux de travail avec leurs familles, mouvement qui ira en s’amplifiant. Curieusement, Alger qui est pourtant plus proche, attire moins.  Cela va sans dire que quelques familles du village choisirent plutôt de s’installer à l’Ouest du pays. » 

« La ruée vers l’Est » (1)

01/02/2009 19:33 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • « La ruée vers l’Est » (1)

    « La ruée vers l’Est » (1)

    01/02/2009 19:33 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

      « Avec la mise en place progressive de l’administration française, les hommes allaient de plus en plus loin et la région de prédilection était surtout l’Est du pays car il suffisait de traverser le Djurjura, à pied ou à dos de bête, pour se trouver déjà à Maillot (M’Chedallah).

        Lorsque c’était possible, les frères se relayaient à intervalles  réguliers pour garder constamment un des leurs au village pour s’occuper de la famille et des champs…

       Dès que le garçon était en âge d’aider ses parents, il s’en allait les rejoindre, commençant  par les corvées de cuisine et rêvant  du retour au village. »

L’Ecole (1)

31/01/2009 20:53 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • L’Ecole (1)

    L’Ecole (1)

    31/01/2009 20:53 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                                  L’ancienne école

        « L’école française ouvre ses portes en 1891 et, paradoxalement, tous ceux proches de ‘’ l’administration ’’ évitent de ‘’ livrer ’’ leurs enfants à ce démon nouveau qui ne peut que mener à l’enfer. Grand-père Kaci Ath Ouhazi, prend par la main son fils Mohamed (le père de Nour Eddine, Djamel, Mahieddine, Mohamed El Moncef, Abdelkrim, et Abdelhamid)  et va le présenter lui-même à l’instituteur. 

 

 

        Ce n’est pas que ses idées divergent de celles de ses contemporains mais le Caid, Hadj Belkacem est son beau frère et il n’a pas pour principe de lui demander des faveurs, d’autant plus qu’ils sont plutôt en froid après le divorce d’avec sa sœur Djouhou. »

L’Etat civil

31/01/2009 20:35 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • L’Etat civil

    L’Etat civil

    31/01/2009 20:35 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

         « L’état civil intervient chez nous en 1891 et les documents les plus anciens demeurent les relevés d’état civil établis à la date du 12 juin 1891 »

           Je pense qu’il doit être aisé, pour ceux qui le souhaitent, d’obtenir auprès des services compétents ces relevés concernant leur famille : sorte de liste de personnes composant la famille en 1891 avec l’âge de chacun de ses membres, le numéro d’ordre du registre-matrice et le numéro de l’arbre généalogique.

Ce document peut constituer une bonne base pour la reconstitution ou l’élaboration de l’arbre généalogique de chaque famille.

ATH BOUDHRAR

28/01/2009 20:20 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • ATH BOUDHRAR

    ATH BOUDHRAR

    28/01/2009 20:20 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

       Vers les années 1890, l’administration mit en place une nouvelle organisation avec des douars mieux délimités géographiquement. Ce nouveau ‘’ordre colonial ‘’ confirma,  assez logiquement,  il faut le reconnaitre, notre appartenance au douar d’Ath Boudhrar (ceux de la montagne) avec les villages de Bouadhnane, Ighil N’Seda, Tala N’Taszert, Derna, Ighil Bouamas…. .

      Notre village à l’époque étant le plus important, l’administration caidale nous échoit. Le caïdat et l’indigénat n’eurent pas chez nous les mêmes contraintes qu’ailleurs, tempérées par les alliances familiales, les amitiés,…etc. »

           On raconte, que les notables du village, avant d’accepter de faire partie de l'arch  d’Ath Boudhrar (bien avant l'arrivée des français) consultèrent leur patriarche (Ali N’Ath Aamour) qui, après mûre réflexion ,s’adressa à eux en ces termes :

         ’’Ma tev gham  ati lim dha karou  edouth d’Ath Boudhrar
          Ma tev gham ati lim dhi joufar  edouth d’Ath Bouakache’’
          (Si vous voulez être les meilleurs, allez avec Ath Boudhrar
          Si vous voulez être à la traine,  allez avec Ath Bouakache)

L’administration française

28/01/2009 20:12 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  •               L’administration française

    L’administration française

    28/01/2009 20:12 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                        Vestiges du bagne de Cayenne       

       « Après l’héroïque bataille d’Icheridhen, l’administration française se fit ferme et pesante avec les déportations en Nouvelle Calédonie et à Cayenne…et puis, tout semble se calmer peu à peu avec le recensement, l’enregistrement de l’Etat civil, la construction de l’école …

           Le village d’At Ali Ouharzoune faisait partie de l’Arch Oubetroune qui englobait aussi  les villages de Tassaft Ouguemoun, d’At R’bah et de Taourirt El Hadjadj (Takhabit, Beni Yenni)…. Epoque marquée par des luttes d’influence et de rivalités entre At Ouacifs et  At Yenni qui cherchaient,  sans doute , à exercer une hégémonie sur la région.

 

La pénétration française (suite)

27/01/2009 13:33 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

  • La pénétration française (suite)

    La pénétration française (suite)

    27/01/2009 13:33 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                                 Vue de la région

 

« Les faits marquants de cette période, en plus du nombre élevé de martyrs sont :

        -la fuite des familles de la plaine et de celles d’Ath Aissi (Tizi Hibel) et le partage avec elles de la nourriture. D’ailleurs ces familles ont entretenu  longtemps des relations cordiales par la suite avec les habitants de notre village jusqu’à la première guerre mondiale.

       -le passage, vers 1870, au village, du fils du Chikh Ouhaddad  pour lever de nouveaux volontaires…

       - l ' amende de 60 Rials qui frappa d’une façon exorbitante tous les individus mâles. On appela cette année-là, l’année des 60/60 (setsine/setsine). Pour faire face à cet  impôt certaines familles eurent recours à l’hypothèque locale.  

       -les incendies des récoltes, les massacres et les déportations  à Cayenne et en  nouvelle Calédonie …

      -les épidémies s’abattirent sur la région : le choléra en 1869, la variole dans les années 1890. ...Le dénuement et la misère étaient le lot de la totalité des populations … »