Mausolée Sidi M'hamed Larbi
20/03/2009 16:03 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Photo mars 2009
Photo mars 2009
Photo mars 2009
On peut maintenant accéder , en voiture , en empruntant une route carrossable (qui n’existait pas avant) à partir de Tachoucht, au mausolée de Sidi Av den ser.
Avant d'entamer notre pormenade à travers les quartiers de notre village, je voudrais remercier ma cousine Kissa, toujours aussi sympathique, ainsi que son mari Houhou et leurs enfants pour leur accueil des plus chaleureux. Ma fille Lamia et moi-même avons passé une journée et une nuit inoubliables … . Un ressourcement authentique !
Admirons cette belle photographie d’une petite oliveraie, bien de chez nous située en bas du village n’Ath Ali Ouharzoune (Thaghlit n’Ath Si Maamar ou Taghlit E Bouner ) avec en toile de fond quelques villages des Ouacifs haut perchés sur toutes les crêtes et …. notre majestueux Djurdjura enneigé. … (Sans commentaire)
Les victimes de la guerre 1939-1945 de notre village
(Liste à complèter)
1- les morts : Mouloud Ath Ameur, qui fut un grand ami de mon père Mohamed Ath Kaki (qu’ils reposent en paix). Il est le grand-père de l’animateur actuel de Berbère TV, prénommé lui même Mouloud (dans nos familles, les mêmes prénoms reviennent génèralement en sautant une génèration), …
2- les prisonniers de l’armée Allemande : Mohand Oulhadj Ath Lakehal, … (Ces informations sont de Da Mamou Oucherif)
-Hamid-
Hazi Kaci (photo du début des années 1940)
« Époque marquée par les restrictions, les maladies, l’angoisse et la peur. Les mères, affolées, passaient une grande partie de leur temps à prier Dieu mais aussi tous les saints de la région…On se nourrissait de tout : farine de blé mais surtout d’orge ou de glands, de figues sèches , d’un peu d’huile d’olive, de quelques légumes de temps à autre pour ceux qui avaient de petits jardins potagers , d’herbes comestibles … . Le lait, le beurre, la viande, les œufs… étaient des denrées rares et hors de portée …
Les femmes, du moins pour celles qui le pouvaient, étaient obligées de détricoter de vieux vêtements pour en faire des habits ‘’neufs’’ à leurs enfants… les hivers étaient très rudes …
On fabriquait du savon à partir de cendres et d’un peu d’huile d’olive…, la gale avait envahi le village. … c’était le temps de « la grande débrouille ». Le typhus a fait une brève apparition à la fin de la guerre chez Ath Tsafat (trois morts,Aldjia Ath Kaki, fille de Da Ouali, et ses deux enfants) mais heureusement la maladie a été vite maitrisée …
Et puis enfin 1945 et la fin de la guerre, le marché noir va rapidement s’installer…, les cartes de ravitaillement … Démobilisé je reprends mon poste à Maatkas en octobre et en 1946 me voici directeur de l’école d’Ath Ali Ouharzoune, mon village. »
-Hazi Ahmed-
Mohamed Ait Kaki (avec l’appareil photo)
« Septembre 1939. La guerre arrive … Elle tombe sur nous comme une chape de plomb… Kaci, mon frère ainé est incorporé en France dès le début. Pour ma part je reste en poste à l’école n’Ath Hichem. Par contre mon beau-frère Mohamed Ath Kaki et son frère Bouzid ont été mobilisés ainsi que beaucoup d’autres personnes de notre village.
Le départ de tous ces réservistes laisse des souvenirs inoubliables et qui marquent … Il fallait rejoindre Michelet (Ain El Hammam) dès l’aube et dans la demi-obscurité …, les pleurs, les cris affolés des mères, des épouses, des enfants, grands et petits accompagnaient ceux qui partaient…Les hurlements des femmes se faisaient écho de village en village…c’était lugubre…
1940, c’est la débâcle et la démobilisation. Kaci arrive alors qu’on désespérait de le revoir … et puis, avec l’arrivée des Américains, c’est de nouveau la remobilisation …, moi-même je rejoins l’armée en juillet 1943… »
-Hazi Ahmed-
Gravure retrouvée chez les bouquinistes du bord de la seine, représentant les convoyeurs Kabyles à Madagascar. O. Rachid
« …après la bataille d’Icheridhene (1870), l’amende qui frappa d’une façon exorbitante tous les individus mâles, les déportations en Nouvelle Calédonie et à Cayenne … » ce fut, dès 1895, le dèpart ‘’des volontaires’’ (Tirailleurs Algèriens, appelés les Turcos) puis ‘’des convoyeurs Kabyles’’, embarqués avec les mulets et les chevaux, pour Madagascar …
La guerre mondiale 1914-1918
Voici pour notre village, la liste, sûrement incomplète, des victimes de la première guerre mondiale :
- les morts : Ait Slimane Mohand Ouramdane………
- les mutilés : Ait Kaci Said, Ait Kaci Amrane (le mari de notre cousine Zaina Ait Kaki), Ait Ameur Mohand Ouidir, Ait Moussa Arezki, Oucherif Ouali, Oucherif Mohand Oulhadj……….
(Informations données par Da Mamou Oucherif)
Tiberint (fontaine) N’Ath Hsi yen ( Photo 1980 )
« Les sources naturelles (voir pages précédentes) qui longtemps ont abreuvé hommes et bêtes … » ont été ‘délaissées’, dès les premières années du siècle dernier, au profit des trois nouveaux points d’eau, facilement accessibles puisque situés au village même et à des endroits judicieusement choisis :
- Tiberint (fontaine) N’ Tizi Boughoud, déplacée au début des années 1950 vers le bas du Ahanou Ath Haroun
- Tiberint N’Ath Hsi yen pour les habitants du centre du village
- Tiberint N’ Ath Srour pour les quartiers N’Ath Oughni et N’Ath Srour.
D’une architecture très simple : quatre murettes avec une entrée sans porte, un tuyau en guise de robinet d’où coule en permanence une eau fraiche et limpide dont le surplus est récupéré dans un abreuvoir situé à l’extérieur…
Plus tard, les robinets ont été installés et actuellement les maisons sont alimentées individuellement.