Vers At Kaci
09/04/2009 20:49 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
1- Origine d’At Naamane ?
La seule information, véhiculée oralement de génération en génération, nous apprend que Naamane , Harun et peut être Khaled aussi , seraient frères .
2- Yunes, Mansur et Hami sont ils frères ?
Rien n’est sûr. Ils seraient alors les fils de Naamane.
3- Azeka (la tombe) n’Ajdhaoune ?
Cette tombe doit être toujours au même endroit, à proximité de la maison actuelle des At Yunes (Dda Ali). Ce qu’il faut, cependant, savoir, c’est que Dda Ali et son frère Mohand Uchavane ont construit cette maison sur un terrain qui appartenait auparavant à la famille nAt Mansur (Torkia). Logiquement le ‘’locataire’’ de cette fameuse tombe (maintenant recouverte de béton) serait plutôt quelqu’un nAt Mansur (c’est une simple supposition).
‘’Ajdhoune i iada wa sisse
Tan telt is di gri ihouna………’’
4- At Ali aala yit , irden eghla yit ………
Datali iga dane , ebwinde tislitt ……… Dakefafe nAt Ali……… (Beau) At Ali di herarene, ala lwiz itse rifen (sofcam) Nous ne connaissons pas l’origine de toutes ces expressions, mais ce qui est sûr, c’est qu’elles font toutes l’éloge des habitants de notre village qui passaient, il y a bien longtemps, pour des bourgeois raffinés …….
Photo 2009
Les familles qui ont vécu ici sont :
Ath Kaki , Ath Tsafat ( Ait Kaki et kaki ) , Ath Ouada , Ath Ouahmed ( un peu à l'écart du quartier ) , Ath Ider ( ?) , et M'Barek ( famille de noirs ? )
Photo 2009
Adhroum (le quartier) n’Ath Haroun est aujourd’hui dans un état méconnaissable. La plupart des maisons sont en ruines ou en voie de l’être …. La demeure de Vava Houcine a disparu, celles de Da Ouali , de Da Ahcène et de Da Ramdane sont dans un état de dégradation bien avancé… Restent encore debout les maisons de Hadj Amrane et de Hadj Merzouk, mais pour combien de temps encore ?
Déserté par ses habitants pour diverses raisons mais surtout à cause des tragiques événements de notre guerre de libération nationale, le quartier (comme beaucoup d’autres) est devenu sinistre.
Même Ahanou Ath Haroun (c’est tout un symbole !), ce lieu de réunions pour les hommes, espace couvert avec ses deux banquettes recouvertes de dalles de pierres polies….., mais passage obligé pour accéder à l’intérieur du quartier ….s’est effondré.
Quand on a vécu quelques années ici, dans cette partie du village, on ne peut ne pas évoquer avec beaucoup de chagrin et de regrets le passé de nos grands parents (qu’ils reposent en paix) sans oublier notre fameux Da Argaz (Larbi Ath Messaoud) et son ‘’téléphone’’ qui venait souvent passer quelques jours chez nous (Ahanou Ath Haroun) pour rendre de menus services aux habitants du quartier … on y reviendra…
Tahanouts Ath Ahmed ( Oussada) tenue par Da Bouzid Ath Younès ( que Dieu ait son âme)
Tahanouts ( magasin) Ath Kaki , photo 2009
Au début des années 1950 , deux véritables magasins où l'on vendait de tout : épicerie , droguerie, tissus , .... parfois des fruits et légumes et aussi de la viande durant les mois de Ramadhan ..... . Ces deux établissements l'un appartenant aux Ath Kaki et l'autre aux Oussada, étaient régulièrement approvisionnés par deux camions (2,5t Renault) conduits l'un par Madjid ou Boukhalfa Ath Kaki et l'autre par Rabah Oussada .
Tahanouts ( magasin) Ath Amer ( Belhoucine)
5. Tahanouts Ath Amer , boutique ouverte et tenue par Mohand Said et son frère Ramdane dit Da Vela.
6 et 7 .Chez les Ath Oughni , il y avait deux commerçants : Mohand Arab et Abderrahmane Ath Ibrahim ( aveugle)
8.chez Ath Srour aussi il y avait un commerçant ... (le nom ?) .
Da Rabah Hazi , père de Kaci, Ahmed, Ahcène et Mahmoud
Plusieurs boutiques, essentiellement d’alimentation (produits de première nécessité), ont, depuis les temps reculés, existé au village (pas toutes en même temps). Nous en avons recensé une bonne dizaine dont voici la liste :
1. Tahanouts (magasin) Ath Ouhazi, boutique ouverte en 1934 par Da Rabah.
2. Tahanouts Ath Moussa (quartier n’Ath Salah), boutique ouverte et tenue par Arezki et Mohand Said dit Renault.
3. Tahanouts Ath Azouaou toujours dans le quartier n’Ath Salah, boutique ouverte et tenue par Saddek et Mahfoud…..
4. Tahanouts Ath Amour située à gher Ihouna, boutique tenue par Meziane dit bezi.
Photo des années 1940
Bel homme (1888-1951), à la peau blanche malgré les stigmates laissés par la variole ( voir chapitre histoires du village, le vaccin) , aux cheveux noirs et aux yeux verts.
Orphelins très jeunes ( père décédé et mère vite remariée), Dda Rabah et son frère Amrane (Lamara) sont pris en charge par leur tante Djoher At Uhazi, une blonde aux yeux bleus, d’une grande beauté mais femme très indépendante qui a « envoyé promener » son premier mari (Hadj Bélaid At Zai) et puis, un peu plus tard, son second époux ( Hadj Belkacem At Kaci ) pour s’occuper de ses neveux …
Leur frère ainé Mohamed (voir article précédent) : " fait ses premiers pas dans le commerce constantinois : Ain Mlila , Ain Fakroun…. Peu à peu, au fil des ans il acquiert son autonomie. Ses frères le rejoignent, et, après les périodes de privations, de misère …., les voilà qui émergent et au village ils commencent à faire bonne figure . On paye les dettes, la maison est construite en deux temps, on achète une grande propriété ( Assamer) …
Dda Rabah, après plusieurs années dans les affaires à Chemora, Khenchela …. se retire définitivement au village où il ouvre une boutique en 1934".Allah yarhamou . D'après Ahmed Hazi
Photo 2009