Majestueux Djurdjura

07/06/2009 17:13 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Majestueux  Djurdjura



L'autre versant du Djurdjura


Quelques photos entre Ath Ali et le col de Tizi n'Kouilal


 

  

 

 Thoulmathine 

 

 Thoulmathine ( source naturelle )

 

 Une autre source 

Ass Oukaki – légende ou réalité ?

05/06/2009 16:39 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Ass  Oukaki – légende ou réalité ?

Une vue sur Ath Ouacifs

   Ass Oukaki  aurait vécu avant l’année 1700 , selon  mes recoupements  à  partir de l’arbre généalogique de la famille et de récits  qui nous sont  parvenus , oralement,  de génération en génération, sur certains  de ses ‘’exploits’’, notamment   à Alger, sous occupation Turque. Légende ou réalité ?  Personnellement, je pense que cet ancêtre  ‘’historique’’ a vraiment existé  mais on a sûrement exagéré ses  performances  physiques.

1)    Ass Oukaki et Ath Zaknoune .

    Connu, au village et dans toute la région, pour sa très forte corpulence en plus de sa force surnaturelle,  Ass Oukaki était extrêmement gentil, serviable… mais, curieusement, pas très  courageux.

   On raconte, qu’un jour, revenant des Ouacifs , il trouva sur son chemin un tronc d’arbre, bien taillé par des bûcherons , pour servir de pièce maitresse  à une charpente (assalesse) . Fatigué, sans doute, par sa randonnée, il s’empara en toute innocence  de cette poutre pour en faire un bâton sur lequel il s’appuya pour remonter jusqu’au village …. 

    Imaginez la surprise  et la colère des gens de Zaknoune, propriétaires de ce tronc d’arbre, lorsqu’ils constatèrent sa disparition !  Evidemment on accusa tout de  suite Ass  Oukaki.

    Après de larges consultations, Ath Zaknoune décidèrent,  dans un premier temps, d’envoyer au  village d’Ath Ali Ouharzoune une délégation, pour sonder  les intentions  de ses  habitants  et, éventuellement négocier  la restitution, à l’amiable, de leur bien. 

   Mis au courant de l’arrivée  de  cette délégation, mais surtout du motif  de sa présence  au  village, notre Ass Oukaki  traîna  jusqu’à Tajmait (lieu  de la réunion) l’objet litigieux et demanda : ‘’ est-ce vraiment  ce  bâton  que  vous êtes venus  réclamer ?’’ . 

    Interloqués  et désarmés par cette question, nos amis de Zaknoune  balbutièrent  un vague oui ….  Magnanime, Ass Oukaki  promit  de  ramener lui-même  ce ‘’bâton’’  jusqu’à Zaknoune.

Photos du centre du village

02/06/2009 19:07 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Photos du centre du village

                                 

Photo numéro 1

 

Photo numéro 2

 

Photo numéro 3

Photo numéro 4

Tadert centre

01/06/2009 15:29 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                         Tadert centre                                             

Photo numéro 1

 

 

 Photo numéro 2

 

 Photo numéro 3

Hadja ouzna ath belkacem

31/05/2009 21:06 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Hadja Uzna At Belkacem ( 1895-1982 ) 

                                       

            L’hadja Uzna At Belkacem , ma grand-mère paternelle est la fille de Mohand Uali At Belkacem et de Tamazuzt At Kaci , la sœur de notre fameuse Tsuma  qui, elle, est la mère de ma grand-mère maternelle, Malha At Yunès.

 Pour mieux comprendre voici un petit schéma :

          

 

            Mariée très jeune, comme  c’était la règle à cette époque, l’Hadja Uzna a eu son premier enfant, Nna Koukou, épouse de Dda Chavane At Yunes, en 1908, à l’âge de 13/14 ans. Elle a donné naissance à 12 enfants, 9 garçons et 3 filles mais elle en a perdu 5 (4 garçons et une fille) c’était elle qui disait, avant la naissance  de ses deux derniers garçons : ‘’j’ai partagé équitablement ma ‘’ progéniture’’ avec le cimetière (5 enfants à la maison et  5 autres  au cimetière)’’. Cette information  nous renseigne sur les taux élevés de mortalité infantile durant les premières décennies du 20e siècle. 

        A sa mort, à Sédrata, en 1982, ce ne fut pas seulement  ‘’un livre qui se ferma’’ mais plutôt, ‘’une bibliothèque  qui  brûla’’. On se mord les doigts, maintenant, pour n’avoir pas su profiter pleinement de son vaste savoir  et de sa mémoire phénoménale.

 

        Pourtant illettrée, ma grand-mère Uzna At Belkacem, dotée d’une intelligence  exceptionnelle, avait accumulé, durant son existence, un capital d’expériences de la vie  et de sagesse hors du commun, qualités que seules  les  personnes de  sa trempe pouvaient avoir (et au village, il y en avait quelques unes).

 

     Elle était pieuse et si généreuse que même les gens  dits ‘’simples’’ (Chacha At Amumen, par exemple , venait à la maison , se servait elle-même  à manger et repartait  comme elle était venue, sans  rien  demander  à personne, Abderrahmane Umendas, Pipi, etc. ….) toutes ces personnes  savaient , qu’en cas de besoin , elles  pouvaient  compter sur la bonté  et  la  compréhension de Uzna At Belkacem. Chacha appelait  ma  grand-mère  Tamazuzt At Kaci, du prénom de sa mère……

      El hadja Uzna  aimait aller en pèlerinage aux lieux  où existaient  des Mausolées de saints  hommes, y compris ceux  situés  loin du village : Zaknoune, Sidi Athmane, Tiroual, Jedi Menguellet…. .

     Oratrice  émérite et poétesse à ses heures, elle connaissait par cœur  beaucoup de poèmes (Issefra). Elle était capable  de  parler  ou  de chantonner pendant des heures et des heures, dans une langue pure non encore polluée (ou enrichie ?). Selon son humeur  et les  vicissitudes  de  la  vie, son discours, imagé  à  souhait, était parfois triste  mais toujours agréable à écouter……

                               « Asmi lan   widen  iccefun

                                 Tolba tta run

                                 Naacceq di luard  n tezut

                                 Nerayas  terga buaman

                                 Netxa  argaz  tametut

                                 Tura lexer  nez man

                                 Nehder  mi tteksan (brouté)

                                 Hes vene  va vis  imut…. »

                                                   Repose  en  paix  grand-mère.

Quelques photographies du village :

29/05/2009 15:28 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Quelques photographies du village :

                                                                       Tachoucht

                                               Vers le tournant de Laaziq

                          Construction de la nouvelle poste et notre fameuse côte                                                (Tassawount Sidi M'Hammed Larbi)

                                            Tizi Boughoud (vers Ath Haroun)

                                          Tizi Boughoud (vers Ath Oughni)

Le temps des cerises

28/05/2009 21:26 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Le temps des cerises  

3- La cueillette.

         ‘’Assamer’’ (l’Est) est un petit verger acquis par la famille Hazi durant les années 1920 auprès d’Ath El Hadj. On y accède, depuis Thachoucht, par un petit sentier, à gauche en venant de Tassaft, entre le cimetière et la ‘’bretelle’’ (nouvelle route) qui va à Tizi  n’Tassaft  en passant  par Ouchvih ( à droite de la photo) .

        Dans ce verger, il y avait des figuiers, des néfliers, de la vigne… et des cerisiers dont deux  étaient particulièrement magnifiques, peut être parce  que  situés au bord d’un petit ruisseau, endroit idéal pour leur ‘’épanouissement’’. Le cerisier s’adapte mieux sur les terrains humides d’après les arboriculteurs. Les cerises d’Assamer, des bigarreaux, disponibles  en grande quantité,  étaient connues  et réputées dans toute  la région pour leur chair ferme,  leur saveur et même pour leur couleur….

       Après cette petite digression, revenons à notre ‘’expédition’’ (voir articles précédents) : une fois sur les lieux, les filles s’occupaient du nettoyage d’une petite source, une cuvette naturelle , en la vidant de son eau et des feuilles mortes …., Nana, elle, grimpait sur l’un ou l’autre des cerisiers pour remplir une corbeille en osier qu’elle venait vider, une fois pleine, dans une hotte (Aqech wel) répétant l’opération autant de fois qu’il le fallait …., quant aux garçons ils approvisionnaient les  filles en cerises qui  elles,  se chargeaient, à leur  tour,  de les laver avant le grand régal… Et lorsque  la hotte et nos corbeilles étaient pleines, on reprenait vaillamment  ‘’les chemins qui  montent’’ vers la maison….    

‘’Le temps des cerises’’ (2)

27/05/2009 16:49 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

‘’Le temps des cerises’’ (2)

                                                                  Thachoucht

    Juin 1952, vendredi et dimanche, jours de congé pour les écoliers…

   Nous étions quatre ‘’gosses’’ âgés entre 7 et 12 ans que Nana, Djouher Ath Younès emmenait régulièrement à Assamer (champ) pour la cueillette  de cerises et de nèfles… Mais pour mériter  de  participer  à ces ‘’expéditions’’ , il fallait se tenir tranquille  et la veille, dormir tôt,  car  le départ  se faisait avant le lever du soleil, pour être de retour à la  maison avant  les grosses chaleurs  .

   Levés aux aurores , nous partions, dans l’obscurité , pas encore bien  réveillés mais surtout peu rassurés car  toutes les histoires terrifiantes  d’ogres , d’ogresses … et de bêtes sauvages hantaient en permanence  nos  jeunes  esprits .

    Suspendus aux basques de Nana, on empruntait, pour nous rendre à  Assamer, le sentier qui va de thaleghlought  jusqu’à Thachoucht en passant par  Thihedjrest, Thiliwa ….. A partir de  Thachoucht un petit chemin(Thaberit) sinueux nous permettait  d’arriver  à destination.

    Assamer est un petit champ, qui nous paraissait  à l’époque  très vaste, très en pente et ‘’inséré’’ entre un petit sentier et un ruisselet (magnifique) où coulait une eau fraiche et d’une limpidité extraordinaire ….. A suivre. 

                                      Cimetière de Thachoucht

 

" Le temps des cerises "

26/05/2009 16:31 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

" Le temps des cerises "

 1- La cerise

                                                         Corbeille de cerises bigarreaux

             Nous sommes toujours dans les années  1950 – 1954. Début juin, c’est la cueillette des cerises au village et dans toute la région. A l’époque il n’ y avait pas de « fête » de la cerise, mais la cerise apportait, pendant quelques jours, la fête et la joie dans tous les foyers de la Haute Kabylie. Tout le monde ( y compris ceux qui n’avaient pas de cerisiers dans leurs  champs) en consommait des corbeilles (Tiqechoualines)  entières,  offertes gracieusement par les amis, les voisins ou les proches. Jamais, à ma connaissance, quelqu’un n’a vendu les fruits (cerises, figues, raisins…) des  arbres  de ses champs, c’était presque « un tabou » ….. Mieux encore, on pouvait aller dans n’importe quel verger pour déguster les fruits  de ses arbres , à condition de ne pas en emporter avec soi …  ( rares étaient ceux qui entraient dans les champs des autres ).      

                    

                   Bonne fête à toutes les mamans

 

 

                          Une coquette maison de notre village

 

Monument à la gloire de nos valeureux Chahids ( 1954-1962)

22/05/2009 20:12 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

          Monument à la gloire des  Chahids

                                              ( 1954-1962)

    Liste des Chahids des villages de la commune d'Iboudrarène .   

    Photos  2009