Nos plats traditionnels
22/10/2009 16:41 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Tajine n'lebsel
Tajine n'lebsel
Quelle surprise aujourd’hui ! ma femme, sans avertir, nous a mijoté une tabaqit (plat en bois) de tajines n'lebsel (crêpes à l’oignon), un de nos nombreux plats traditionnels, que tout le monde apprécie, chez nous.
Préparés essentiellement à base de semoule et d’oignons râpés (il y a, bien sûr, des variantes au niveau des ingrédients), nos tajines se « dégustent », arrosés de notre bonne huile d’olive et assaisonnés, au goût de chacun, avec une sauce piquante (ou avec de la harissa).
C’est un vrai régal (pour moi) que je voudrais, même virtuellement, partager avec vous.
le mariage d'antan suite
20/10/2009 18:19 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Le mariage d’antan (suite)
4- Les préparatifs

Axalxal aghvuli
Après la cérémonie de la Fatiha (voir article précédent) , les femmes , encore une fois , vont reprendre du service pour , cette fois ci , fixer la date du mariage afin de permettre aux deux familles d’en entamer les préparatifs, surtout si ce dernier doit avoir lieu dans l’année…..
Mais si , pour une raison ou pour une autre , le mariage ne sera célébré que beaucoup plus tard ….., dans ce cas , la famille du garçon est tenue, à l’occasion de chaque fête (Aid , Achoura…) de rendre visite à leur future belle-fille , de lui offrir un panier garni … et, soit une robe soit un bijou…..
Cependant, auparavant, la jeune fiancée doit se soumettre à un rituel ancestral, dont j’ignore l’origine….En effet, la maman, ou un parente, du fiancé doit aplatir et percer une balle en plomb pour en faire un pendentif que la jeune fille devra porter jusqu’à son mariage….., afin , dit-on , de la prémunir de certaines maladies (aneghlouille)
Le mariage d’antan (suite)
17/10/2009 16:17 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Le mariage d’antan (suite)
3. La demande officielle de mariage.

Ameclux
Au village, comme tout le monde se connaissait, affirmer que les jeunes gens se mariaient sans s’être jamais vus (comme dans une loterie ou, au jeu des enveloppes surprises) me parait invraisemblable.
Sauf dans les cas de mariages ‘’programmés’’ depuis longtemps, l’officialisation des fiançailles n’intervient, qu’après une série de contacts informels pour rapprocher les points de vue et préparer la visite des femmes de la famille du jeune homme au domicile de la fille pour discuter des exigences des uns et des autres……
Ensuite, une fois informés des conclusions positives de ces discussions, les hommes des deux familles se rencontrent à la Djemaa ou ailleurs pour se mettre d’accord sur les modalités matérielles du mariage, dans le strict respect des coutumes du village …..
1- La dot et le reste :
La famille du jeune homme s’engage à fournir :
1- Tismerth (la moitié de la carcasse d’un bœuf)
2- Assaku de blé (à peu prés un quintal de blé)
3- Tisnits n’teslith (la corbeille de la mariée), avec sept robes, un foulard, une fotha, du henné …..
4- Tamamt (la dot en argent). A titre indicatif, au début du siècle dernier, son montant pouvait varier entre 50 et 100 douros .Remarque : ce n’est qu’à partir du début des années 1950 que les sages du village (l’Amine, le maire…etc) ont fixé un seuil à ne pas dépasser.
2- La Fatiha (mariage religieux)
La cérémonie est organisée au domicile de la fille, en présence du plus grand nombre possible d’hommes du village et en toute simplicité. Après cela, les parents du jeune homme (le père, le grand-père, les frères, les oncles….) demandent à voir la fiancée à qui ils offrent de l’argent.
Hadj Mahmoud Ath Kardache
15/10/2009 07:36 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Hadj Mahmoud Ath Kardache
Né en 1919 -- décédé le 28-07-2009
Hadj Mahmoud Ath Kardache , qu'il repose en paix , fut le premier à avoir confectionné un emblème national dans la région des Nememchas (Farid Oucherif)
Le mariage d’antan (suite)
14/10/2009 17:17 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Le mariage d’antan (suite)
Ameclux amectuh
2- Aperçu sur les us et coutumes de nos ancêtres.
Dans notre société, il y a très longtemps, les jeunes gens, à de très rares exceptions (voir article sur Tsouma Ath Kaci, page 39) n’avaient pas droit à la parole et, à plus forte raison, de choisir librement leur conjoint…
C’étaient les parents, les mères surtout, qui faisaient et défaisaient les mariages, croyant sincèrement faire le bonheur de leurs enfants. C’était un argument de poids pour contrer, au départ, toute velléité de contestation.
Une Fatiha (mariage religieux) suffisait à unir deux jeunes gens et …. une simple formule: « vrigham thelatha fi thelatha, thehermedh feli …. » prononcée trois fois, par le mari , était suffisante , pour renvoyer, chez ses parents , la femme…. , et les choses se passaient comme cela …. (a smi therveh adounith disaient nos vieilles).
La régularisation administrative des mariages (chez le Cadi), n’intervenait, bien souvent, que beaucoup plus tard, surtout à cause de l’âge précoce des mariées. A titre indicatif : ma mère a été mariée en 1936 à l’âge de 13 ans et à 16 ans, elle était déjà mère. Quant à mon père, en 1936 il en était, à l’âge de 21 ans, à sa deuxième épouse, après le décès de la première .
le mariage d'antan
09/10/2009 17:11 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Le mariage d'antan. Inekhdhaven

Assenduk n'teslith
Si leurs fiançailles n'ont pas été ‘’arrangées’’ depuis leur tendre enfance (entre cousins généralement), les jeunes gens, arrivés à l’âge du mariage et qui n’ont pas encore trouvé l’âme sœur au village même ou ailleurs , malgré toutes les approches entreprises par leurs parents….., ces jeunes gens donc , ont parfois recours à une pratique ancestrale .
Inekhdhaven (inexdaven). Revêtu de ses meilleurs habits , fusil à l’épaule, à pied ou à dos de bête, accompagné d’un ou de plusieurs parents ou amis, qui vont jouer le rôle de ''porte-paroles ou d’avocats’’ pour louer les mérites de leur ‘’poulain’’ , notre candidat au mariage va sillonner les villages alentour à la recherche de ‘’la perle rare’’ .
Exploitant des informations sur l’existence de jeunes filles à marier, chez telle ou telle famille, ou bien, en faisant carrément du porte-à-porte, nos "inekhdhaven" sont courtoisement reçus partout.
Et quand la porte d’une maison s’ouvre devant eux , après les souhaits de bienvenue et les échanges d’informations sur les deux familles…, la jeune fille est invitée à entrer dans la pièce pour être vue et pourquoi pas appréciée. Et,encore une fois, c'est l'occasion pour un échange d'amabilités entre les parents avec, bien sûr, quelques éloges à peine déguisées...( wikmi chekren a tislit) .Comme le veut la coutume , les deux jeunes gens réservent leur réponse à plus tard ….. "La tournée" peut durer, parfois, plusieurs jours avant de connaitre un dénouement heureux (ou négatif).
Une anecdote : mon grand-père, Hadj Amrane , a lui aussi, au début du siécle dernier, sillonné les villages voisins à la recherche d’une femme à épouser. Un jour , dans un des villages des Ouacifs , il s’est fait ‘’ramasser’’ par une maman, originaire de Ath Ali Ouharzoune , parce qu’il lui a dit, sans ménagements, que sa fille ne lui plaisait pas . Finalement, Hadj Amrane a été marié à Ouezna Ath Belkacem qui habitait à quelques pas seulement d’Ath Haroun (notre quartier) . Ce qui a fait dire à sa mère Yasmine Ath Dahmane : « Enudhad sva (7) thmura , zigh
Les routes Tizi n’Kouilal- Mechdellah
05/10/2009 16:39 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Les routes Tizi n’Kouilal- Mechdellah
Réponse à la question de notre ami Ahcène sur l’état de la route … (voir commentaire, page 72).
En fait, pour rallier Mechdellah à partir de Tizi n’ Kouilal, il y a deux routes :
1- La première, et la plus fréquentée en ce moment, passe par Assouel , Tikjda …. (voir photos, page 58) : elle est en bon état.
2- La deuxième (voir photo ci-dessus) est un peu moins longue que la première et ne passe pas par Tikjda (voir photos, page 72). Elle est carrossable mais pas encore bitumée. En juin 2009, au col même, j’ai lié conversation avec les passagers d’une voiture qui venait de l’emprunter à partir de Mechdellah …., tous m’ont affirmé qu’elle est praticable même sans le bitume.
deux figures de notre village
02/10/2009 16:11 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Deux grands hommes de notre village
Photo Farid
Si Brahim Ath Aissa et son frère Hadj Ali (Qu'ils reposent en paix) .
La grotte du Macchabée (suite)
01/10/2009 20:19 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
La grotte du Macchabée (suite)
Merci à Akh Hamid dont le commentaire du 20/09/2009, page 75, nous apporte quelques informations supplémentaires sur le gouffre d’Aswel et surtout sur la grotte du macchabée ….
Il est certain que mes informations, qui datent de quelques décennies, ont besoin d’une mise à jour. Néanmoins, dans le temps, pour visiter la grotte du macchabée, à partir de Ath Ali Ouharzoune et en voiture, on empruntait la route Ain El Hammam – Tirourda (fermée en hiver à cause de la neige). Bien avant le col, après les deux petits tunnels et l’embranchement vers Iferhounene, une piste (du génie militaire ?) serpente, à travers des espaces rocailleux, vers le village d’Aourir Ouzemmour (si mes souvenirs sont bons) d’où part un petit sentier vers notre fameuse grotte dont l’accès reste difficile pour ceux qui ne sont pas équipés pour les escalades ……
De nos jours, avec l’ouverture de nouvelles pistes (que je ne connais pas encore) je pense qu’il serait possible de se rendre sur le site, plus rapidement, à partir d’Ath Ouavane.
Nous comptons sur la collaboration de notre ami Hamid, pour nous tracer un nouvel itinéraire touristique, pour gagner du temps… Je suis particulièrement intéressé, comme tous ceux qui aiment la montagne et l’aventure…. Merci d’avance.
Ps : une autre fois, nous parlerons du col de Tirourda avec ses 1750m d’altitude, d’Azrou n’Thor et de son aiguille (le pic du midi)…..
Nouvelles de Ath Ali Ouharzoune
28/09/2009 15:46 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources
Nouvelles de Ath Ali Ouharzoune
C’est l’automne avec les premières pluies, la fin des vacances pour certains et la rentrée scolaire pour nos enfants et petits enfants …. Cet été, au village, il y a eu plus de monde que d’habitude et, faits remarquables, quelques uns de nos concitoyens ont entrepris des travaux de restauration de leurs vieilles maisons traditionnelles (bravo Kamel !). D’autres ont fait découvrir à leurs enfants, pour la première fois de leur vie, le village de leurs grands parents et les paysages féeriques de la région (n’est-ce pas, Hamid !) . Les appartements, du bâtiment construit du côté de Sidi M’hamed Larbi , connaissent un début d’occupation et cela crée un peu d’animation….. Autre bonne nouvelle : à l’école, on a réussi à inscrire plus de dix (10) élèves en première année primaire, c’est très encourageant pour l’avenir…. Tous ces petits signes nous permettent d’espérer une ''renaissance'' de notre village.
