Hadj Belkacem At Kaci

26/01/2010 17:00 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Hadj Belkacem At Kaci

Un Senduk ( à ne pas confondre avec assenduk , le coffre de la mariée)

Origine du nom ‘’At Ali Uherzun’’

19/01/2010 14:03 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Origine du nom ‘’At  Ali  Uherzun’’

   

 

 

 

 

Notre village

       Afrmed,  par son dernier commentaire, relance le débat sur l’origine du nom de notre village, At Ali Uherzun .

 Voici, brièvement résumées et par ordre chronologique, les quelques hypothèses  émises    :

 1-    Monsieur Hazi , page 7 :  « ces grands moments de ferveur  religieuse étaient tellement remarquables  que l’on disait alors des gens de chez nous et dans la langue du Coran : « el  3ali-in, yehrez houm » …, ce qui a donné At Ali Uherzun. » .

 2-    Karim, page 19 : « si notre village s’appelait Tawrirt  c’est, sans doute, Tawrirt  At  Ali, ce qui me parait plus logique …, reste le nom Uherzun qui a été rajouté et que nous devons élucider ».

 3-    Afrmed, le 27/03/2009, page 19 : « sur Google, le mot ‘’Ouherzoune’’  existe comme nom de famille en France et à Bordj El Kiffan et comme marque d’entreprise en Allemagne …. »

 Hypothèses : A- Ouherzoune serait une personne  venue d’une autre région du pays. B- Ouherzoune c’est : ou + herzoune , ‘’ou’’ étant une particule désignant l’appartenance …., notre recherche devrait , peut-être porter sur ‘’herzoune’’.

 4-    Afrmed , le 16 /01/2010, page 19 : « Hanoteau parle de Ait Ali Ouharzoun  et rajoute entre parenthèses (les enfants d’Ali, fils de Harzoun) . 

 

 

Hypothèses : Harzoun serait donc un homme dont la famille pourrait être :  At Ouharzun ( comme At Ouhazi , At Oumekhnache, At Oukham, At Ouamer .....). D'après les hypothèses précèdentes, on pourrait prendre le risque d'affirmer ( sous toutes reserves) que le nom de notre village, il y a très longtemps, serait : " Tawrirt at Ali  Ouharzoune " , avant de devenir At Ali Ouharzoune ?.

 Le débat reste ouvert ................ 

 

 

 

 

 

"Histoires du village"( suite des pages 49-50-57-59-63)

15/01/2010 14:19 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                          "Histoires du village" 

                                          ( suite des pages 49-50-57-59-63)

                                                                      Ouchvih

             Aujourd’hui, je vous invite à lire une des histoires vraies racontées par Tsouma  Ath Kaci (1875-1943) à ses nombreux petits enfants et transmises oralement de génération à génération. Pour rappel, Tsouma  (voir page 39), la fille du Caïd Hadj Belkacem Ath Kaci  est la mère de ma grand-mère maternelle Malha Ath Younes (Allah Yarhamhoum). D’après mes recherches, cette histoire sur  l’une des aventures de Hadj Belkacem, remonterait  au début des années 1900.

           Jalousé pour sa position sociale et le prestige que lui assurait sa fonction (Caïd), ses ennemis   lui tendirent un véritable traquenard  afin de le déposséder   de son fusil (symbole de son autorité) et par conséquent pour le déchoir de son poste, au profit de l’un des leurs. A l’époque, au village, on était convaincu que celui qui arrive, par la force ou par la ruse, à subtiliser son fusil à un Caïd, avait le droit de prendre sa place et, pour ce faire, il suffisait d’exhiber « le trophée »  devant l’Administrateur.      

         Hadj Belkacem  qui se rendait au marché Souk El Had tomba à Tighilt Eboughni, dans un guet-apens tendu par quelques hommes du quartier  n’Ath Oughni …… Ayant rapidement compris le but de cette attaque, Amer Oumbarek, le garde du corps  du Caïd, se saisit du fusil de son maitre  et se rendit à toute vitesse chez l’Administrateur, à Michelet (Ain El Hammam) pour demander l’intervention des gendarmes qui ne tardèrent pas d’ailleurs à arriver sur les lieux ….Pendant tout ce temps, Hadj Belkacem s’était caché ……………………dans le Mausolée d’Ouchevih.  

                                 L Hadj avu  udem e guizem

                                vu  wawel izediguen

                                mi gada dhe gughni 

                                l hem urthidi  feker 

                                taddert  sxerventt  warec 

                                arsass  adittuzur  

                                l hamdu allah  sidi Rabi  

                                isdisseghezfen  lamer     

Assegwass 2960 Ameggaz

11/01/2010 15:33 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Assegwass 2960 Ameggaz

    Chez nous , au village n ath Ali Ouharzoune, imensi umenzu n yennayer ( le repas du nouvel an Berbère) se fête avec un bon couscous n'tahrirt au poulet et viande séchée, ou avec tout autre plat (pâtes traditionnelles) ....., l'essentiel étant d'améliorer le menu quotidien et de faire manger tout le monde à satiété ......

      Le calendrier Berbère :

1- Les saisons : Tagrest ( l'hiver ) - Tafsut (le printemps) - Iwilen / Anevdu ( l'étè ) - Amewan ( l'automne).

2- Les mois : Yennayer - Furar - Meghres - Yebrir - Mayyu - Yunyu - Yulyu - Ghuct - Ctember - Thuber - Wanber - Dudjember.

3- Les jours de la semaine : Aynas (lundi) - Asinas (mardi) - Akras (mercredi) - Akwas ( jeudi) - Asimwas (vendredi) - Asidyas(samedi) - Asamas (dimanche) .

                                                             Bonne fête à toutes et à tous     

Première bougie

09/01/2010 12:03 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Première bougie

     Aujourd'hui , samedi 09 janvier 2010 à  20:53, notre blog "soufflera" sa première bougie à la grande joie de son créateur et de ses nombreux animateurs et visiteurs. Pour fêter l'évènement  , nous avons choisi , à dessein , un gâteau , TIMESSOUECHT, bien de chez nous .

Saïd, Loulou et les autres

07/01/2010 14:28 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Saïd, Loulou et les autres

  

 

 Said Ait Moussa (premier à gauche accroupi)

       Je ne vais pas m’étendre sur le parcours scolaire , parsemé de nombreux aléas , de nos deux amis, mais je dois, tout de même  , signaler qu’à la fin de la grève illimitée des étudiants déclenchée au mois de mai 1956 que tout le monde a spontanément suivie et qui a duré plus d’une année, Saïd a rejoint l’école normale des instituteurs de Constantine tandis que Loulou aurait (à vérifier) choisi de rester en Kabylie……

       A l’école normale, Saïd s’est rapidement fait remarquer, par ses supérieurs , pour ses compétences et ses ’’dons’’ extraordinaires pour la pratique de la classe …., ce qui lui a valu, dès la fin de sa propre formation, d’être affecté à l’école annexe ( Pour information, à l’époque, un jeune normalien ne pouvait prétendre à un poste en ville avant au moins une dizaine  d’années d’exercice dans le bled )   .

       A l’école annexe, Monsieur Ait Moussa a efficacement contribué à la formation de jeunes enseignants en stage dans sa classe …. En 1962, après le départ massif des français, Saïd  et ses collègues  ont réussi à assurer une rentrée scolaire acceptable en formant rapidement un grand nombre d’instructeurs et de moniteurs ……

       Et très vite , en l’espace de quelques années , Monsieur Ait Moussa a gravi tous les échelons… pour finir sa carrière comme Directeur d’ITE (école normale). Saïd fut un grand homme qui a toujours évolué dans la cour des grands avec ses amis et collègues de Constantine comme les Djidjelli (Mohamed et Aboud), Si Abdelkader Benmohamed, Kasmi, Nedjar, Belhoucine….. et avec  ceux d’Alger comme nos grands  pédagogues  au niveau du Ministère de l’Education Nationale    tels que les Amhis, Kaci, Amir, Madame Louanchi, Si Abdelmalek (qui fut instituteur à Bouadnane et père de la méthode Malek et Zina) ….. Que ceux qui ne sont plus de ce monde reposent en paix !  Les grands ne meurent jamais.

Pour Said et Loulou (suite)

04/01/2010 15:56 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Pour Said et Loulou (suite)  

 

 

                                  Constantine, le pont suspendu

        Cette scolarité ‘’clandestine’’ dura jusqu’au jour où Amrane Ath Moussa et Abdelkader Ath Kaci (Allah yarhamhoum) purent inscrire nos deux amis au cours  complémentaire  de la ville de Ain Beida (Oum el Bouaghi) pour préparer le BEPC et le concours d’entrée à l’école normale d’instituteurs de Constantine (une vingtaine de places, chaque année, pour tout l’Est  Algérien).

       Le volume des connaissances acquises, au départ , à l’école d’Ath Ali Ouharzoune , leur a permis (comme d’ailleurs  à de nombreux autres élèves  du village) de surclasser rapidement tous leurs camarades de classe et de réussir , haut la main, examens et concours , au grand étonnement de leurs professeurs qui , surtout au début ,ne donnaient aucune chance à ces paysans  venus de leur lointaine Kabylie …….

 

          C’étaient les années 1952/1956, au village, le nombre de collégiens augmentait chaque année un peu plus……. et  après la première ‘’vague’’ constituée  par les Hamid , Abderrahmane, Mahmoud, Amer , Said , Loulou…., ce fut le tour de Mahmoud Ath Kaci, Mahmoud Ath Tssafat, Madjid Benmoussa, Si Ahmed Nouredine, Hamid Ath Kaki, Rachid Ath Lakehal, etc……., et tous ces jeunes se retrouvaient à Ath Ali Ouharzoune, pendant les vacances scolaires pour créer , au village , une animation et une ambiance extraordinaires.         

A mes amis Saïd Ath Moussa et Mouloud Ath Kaci

02/01/2010 13:18 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

A mes amis Saïd Ath Moussa

                   et Mouloud Ath Kaci  

        J’avoue qu’il m’est difficile de parler d’amis chers , partis pour un monde meilleur mais toujours présents dans nos cœurs ………, non pas par manque d’arguments , bien au contraire , mais surtout par peur de ne pas trouver les mots justes ‘’capables de restituer’’ , même approximativement, l’image que je garde encore de ces deux grands hommes que furent Saïd Ath Moussa et son ‘’frère’’  Mouloud Ath Kaci (Loulou) , qu’ils reposent en paix, eux qui ont largement accompli , ici bas , leur mission . Allah yarhamhoum .  

       Je les ai connus, au village, au début des années 1950….. C’était, faut-il le souligner, l’époque des grands changements qui s’opéraient lentement  mais sûrement  au sein de notre société avec cette formidable prise de conscience ‘’collective’’ et ce ‘’regard’’  nouveau sur l’ECOLE, qui pourrait  assurer, aux générations futures, un meilleur avenir …….. et, l’exemple vivant de cette réussite sociale (ou matérielle) était incarné, en partie, par Da Ahmed Hazi, l’instituteur …….. Certains parents se mirent alors à rêver  de faire de leurs enfants des fonctionnaires…….., mais , malheureusement , les choses n’étaient pas aussi simples et, dans le meilleur des cas (surtout au début) , seuls quelques uns des garçons , issus de familles ‘’aisées’’ pouvaient poursuivre leurs études …….

      L’action soutenue de nos instituteurs commença, peu à peu, à porter ses fruits avec de plus en plus d’élèves admis dans les collèges et autres établissements ……. A titre d’exemples, Amer Ath Kaci  et Mahmoud Hazi chez les Pères à  Beni Yenni (études payantes), Hamid nda Ali à Constantine (Sidi Mabrouk), Abderrahmane Ath Kaki à Constantine, Hamid Ath Younès (Menameni) à Dellys…… De cette génération ‘’douée’’ et fortement motivée beaucoup ont été ‘’casés’’ sauf Saïd et Loulou pour qui Monsieur Hazi a aménagé une table, au fond de la classe (en attendant des jours meilleurs), pour des cours particuliers ……. On les appelait, à l’époque et juste pour rigoler : ’’les clandestins’’.       

                                                                                               A suivre….

L'Achoura au village

27/12/2009 07:20 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                           L'Achoura au village

            

              Autrefois, durant la journée de la fête de l’Achoura , les enfants, par petits groupes, sillonnaient les ruelles du village, s’arrêtant   devant chaque maison dont  la porte était toujours ouverte,  en chantant ,  en chœur , des vers , sûrement  tirés  du répertoire  ( patrimoine culturel   )  de nos très lointains ancêtres, sauvés de l’oubli par nos grands-parents   et oralement transmis de génération à génération …

 ‘’   A yema Achoura

     Fqiyd chouit  hadour(a)

    Segouin  irqiqène

    Vou  iberwaqène

    Adtsaadh Akchiche

    Ismis Belkacem

   Adhami  tsali  flehioudh

   Adhem dizegui  aveloudh

   Mour  idefqidhara   

   Amiraz  rabi amserveh

   Thoura  thoura ….’’   

          Ces jeunes gens  (c’était la tradition), ne faisaient que réclamer, symboliquement, leur part  de cette friandise spécialement  préparée à cette occasion (Ahadour, feuilles fines  de pâte).

           Les maitresses de maison, pour perpétuer  cette tradition et pour éviter  de voir leur Amserveh  (tadjine) se briser (sait – on jamais !) s’affairaient, de très bon matin, à préparer ces fameuses feuilles  (Ahadour) …. Et, le soir, tout le monde se regroupait autour d’un bon couscous à la viande (épaule droite  du mouton de l’Aïd).

 Bonne fête  à tous

L' usine électrique

25/12/2009 09:56 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                              L' usine électrique "d'imaghrass"

           Comme promis dans mon dernier message, je t'adresse quelques images et textes sur l'usine électrique "d'imaghrass" souk el djemaa et visible sur la route qui mène vers  Ath Ouabane, où se situe la retenue d’eau, "barrage"  qui alimente cette usine !! C’est un document rare, trouvé par hasard chez un bouquiniste parisien des quais de la  Seine!!  Je le mets à la disposition de nos amis du blog! Si tu veux les photos et le texte intégral, je me ferais un plaisir de te les envoyer!!

         Que devient note ami Saïd, enseignant à Constantine, il était très lié à mes grands  frères et à mon oncle Salah (Allah yarrahmou) quand on habitait Constantine ! 

        Cordialement à toi cher  Hamid et bravo encore pour votre super blog que je visite tous les jours, avec le même intérêt et le même plaisir.

 Rachid Ouahmed