Le village : quoi de neuf ? suite

06/07/2010 17:57 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Le village :  quoi de neuf  ? suite

1- Maison de jeunes

       La maison de jeunes est toujours en construction. Apparemment les travaux , qui ont repris depuis quelque temps, avancent bien. (Dossier à suivre)

2- Salle polyvalente

       Gérée  par un privé, cette structure, m'a-t-on dit , fontionne correctement. Contre une modeste contribution financière (somme très modique), les jeunes , garçons et filles de la Commune peuvent y pratiquer une activité sportive de leur choix ( judo, karaté.....) C'est une excellente acquisition.

Le village : quoi de neuf ?

04/07/2010 19:00 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

 Le village : quoi de neuf ?

           Vendredi 18 juin 2010.  15 heures. Premier constat : il y a un peu plus de monde au village qu’en juin 2009, à en juger par le nombre de personnes rencontrées. Grands et petits vous souhaitent aimablement la bienvenue. C’est bon signe !

          Pour cette première sortie, le hasard  a dirigé nos pas vers guer ihouna (la placette du village) et, passant devant la porte entrouverte de la maison de Dda Ali At Younes, on n’a pas hésité une seconde, ma femme et moi,  à en franchir le seuil pour « admirer »,  de près, les travaux de restauration entrepris par Kamel, son frère Abdellah  et leur cousin Merzouk. On  est tout d’abord surpris par l’espace étriqué occupé par la maison que nous n’avons pas revue  depuis plus de 50 ans. On a l’impression qu’elle a ’’ rétréci’’ avec le temps.

 

           Après les souhaits de bienvenue (un moment de plaisir sincèrement partagé), notre équipe de ‘’restaurateurs’’ nous explique , non sans fierté, ce qui a été réalisé, et ce qui reste à faire … On a donc consolidé le toit avec une bonne charpente et de nouvelles tuiles rouges … En ce moment, les travaux concernent le plancher des 3 chambres à coucher et les finitions de l’escalier extérieur …    Grand a été notre étonnement de constater l'excellent état du crépis traditionnel sur les murs de l’une des chambres (crépis de terre argileuse, très fine et blanche, toumlilt, appliqué  à la main par les femmes …, on y reviendra).

 

 

 

 

 

           Au rez–de chaussée, ‘’la grande’’ pièce commune, avec adaynin, taricht  (et tazribth derrière adaynin) sera rénovée mais sans toucher à l’architecture originale. Evidemment la maison a besoin, tout de même, de quelques aménagements utiles (cuisine, salle d’eau) pour procurer un minimum de confort à ses occupants. Bravo l’équipe !  Puisse  votre action intelligente servir d’exemple !     Kamel, Abdellah et Merzouk vont, m’ont-ils dit, s’occuper bientôt de tassirt (moulin) de Dda Ali  …. Je leur souhaite bon courage.         

Tizi n'kouilal- M'chedallah ( 23 km)

30/06/2010 18:47 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Tizi n'Kouilal- M'chedallah ( 23 km)

        Pour faire plaisir à nos amis Ahcène et Kamel , je publie ,en priorité, un article et des photos sur cette « historique route »…. Sait- on jamais ? au cas où ils voudraient  aller se ressourcer  pendant quelques jours au village. Hamid

         A notre retour vers Annaba et sur les conseils de quelques amis,  nous avons pris cette fameuse route que l’on disait impraticable. Et bien , croyez-moi, nous ne l’avons pas regretté . En bon état, bitumée et reposante par le panorama qu’elle offre aux visiteurs , cette ancienne piste que nos ancêtres ont longtemps empruntée au 19 ème et au début du 20 ème siècles pour se rendre à Maillot (M’echdallah) , carrefour et point de départ vers d’autres destinations …. , cette route donc est formée, en réalité, de deux tronçons totalement différents :

1-    Le col de Tizi nkouilal – M’zarir (un village). Authentique route de montagne avec parfois de petits rétrécissements, sans danger, …., ce premier tronçon qui fait corps , à certains endroits, avec la montagne ,   descend, en serpentant vers la plaine. En très peu de temps et en l’espace de 9 km, on passe de 1560 à 1300 m d’altitude. Tout au long de ce court trajet , on est subjugué par tant de beauté : forêts de cèdres , tunnel, sources dont celle dite des singes(qui a besoin d’un peu plus d’égards) , canyons…..Cet endroit fait resurgir , pour les personnes de ma génération, une foule de souvenirs. Tout d’abord nos premières pensées sont pour nos anciens , qui ,à pied ou à dos de bête, bravant les dangers de toutes sortes , se rendaient (ou revenaient) à Maillot et puis , par association d’idées , nous reviennent à l’esprit , les histoires terrifiantes racontées par nos grand-mères sur ces traversées du Djurdjura avec  ses animaux  sauvages  , tels  que  le lion de l’Atlas , le léopard…qu’il fallait  éviter au prix de mille et une astuces ( avec aussi beaucoup de frayeurs) …. Fiction ou réalité ? , ces histoires ont leur place dans notre mémoire.

2-    La route M’zarir- M’echdallah. Excellent tronçon de 14 km qui traverse une agglomération importante, Sahridj, avant M’echdallah.             

 Vers le col

Le col

Entrée du tunnel

Sortie du tunnel

La source des singes (Layne guidawen)

Le village de M'zarir à gauche

De Tikjda à At Ali Uharzun

28/06/2010 18:13 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

De Tikjda à At Ali Uharzun

 

             Vendredi 18 juin 2010. Treize heures. Nous quittons Tikjda, ce magnifique site touristique, un centre national des sports et loisirs, siège administratif du Parc National du Djurdjura (UNESCO), situé à 1475 m d’altitude.

           Un petit quart d’heure sur une route de montagne en bon état  qui serpente dans un univers féerique … et nous voilà arrivés à Aswel recouvert d’un burnous de brume.   Un ciel bas et une température fraiche n’ont pas découragé de nombreux  ‘’ touristes d’une journée ’’ qui, en famille, sont venus s’oxygéner fuyant le stress et la pollution des villes, au grand bonheur des enfants qui ont à leur disposition un véritable stade. Après une prise de photos et une petite discussion, au hasard, avec des personnes qui semblent ravies de se trouver là, nous reprenons notre ‘’ ascension ‘’ vers le col de Tizi n’ Kouilal situé à 1560 m d’altitude et à 12 km de Tikjda (voir photos des articles précédents).

 

          Tizi n’Kouilal est un véritable carrefour où se croisent quatre routes dont l’une, malheureusement, celle qui va vers Tirourda, un autre col, n’est toujours pas carrossable. Evidemment, à partir d’Aswel ou de Tizi n’Kouilal, avec un guide  ou tout au moins des panneaux de signalisation fiables, on pourrait  visiter un tas de curiosités touristiques …., ça viendra un jour, j’en suis convaincu. Tizi n’Kouilal  me rappelle, personnellement, les excursions de notre adolescence, au début des années 1950, avec mes amis Saïd et Loulou (QREP) et Hamid, Mahmoud …..

        Après un bon bol d’air frais  et vivifiant,  nous ‘’ amorçons notre descente ’’ vers notre village, At Ali Uharzun, que vous pouvez apercevoir sur la photo ci-dessous.               

 

 

 

De Annaba à At Ali Uharzun

26/06/2010 16:55 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

 De Annaba à At Ali Uharzun

               Vendredi 18 juin 2010. Départ de Annaba à 6 heures du matin. 8 heures, Constantine. 9 heures Chelghoum Laïd et puis c’est l’autoroute, magnifique réalisation que nous quittons au niveau de la localité de Ahnif, entre M’chedallah et Bouira. Lorsque les tronçons entre Annaba et Chelghoum Laïd, en voie d’achèvement, seront ouverts à la circulation, on pourra effectuer, en été, le trajet Annaba - At Ali Uharzun  en moins de cinq heures de temps et dans d’excellentes conditions.

              A Ahnif –Ighrem un arrêt à l’huilerie Lalla Khadîdja pour notre  approvisionnement annuel (Lawla), en huile d’olive (un peu chère cette année mais de très bonne qualité)…, le plein  d’essence et en route pour Tikjda que nous atteignons vers midi. Second arrêt important pour prendre quelques photos et aussi pour nous restaurer. De nombreuses voitures traversent, dans les deux sens, la localité sans vraiment s’arrêter…Seuls quelques groupes de jeunes, avec leurs appareils photos, un marchand de casse –croûtes installé au bord de la route et des troupeaux de bovins, sans bergers,…donnent un semblant d’animation à cette merveilleuse station… Apparemment la saison estivale n’a pas encore commencé …

           Remarque : on aurait aimé trouver sur place un guide pour nous conduire  ou, au  moins nous donner des renseignements utiles pour aller prendre des photos du lac goulmine (Tamda L’gulmin), situé entre Tikjda et Tala Guilef à plus de 1700 m  d’altitude. Tant pis, ça sera pour une autre fois. (A suivre)    

 

 

La fête de la cerise ( suite)

24/06/2010 17:19 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

 

La fête de la cerise ( suite) Ait Ouabane 

           Au moment de quitter, et à regrets, cette magnifique région, un des organisateurs de la fête de la cerise, avec qui nous avions entamé une petite discussion à bâtons rompus, nous indiqua du doigt un hameau niché au fond d’une vallée … : «  voyez –vous, mes amis, ce village est celui n at  Wavane, connu jadis pour la qualité de ses fruits et légumes mais aussi maintenant, pour l’insigne honneur d’avoir abrité, pendant quelques temps le P.C.  du colonel Amirouche (QREP), durant notre guerre de Libération ».

           Reprenant la discussion avec notre ami, on apprend que le village n at Wavane (commune d’Akbil) est situé dans le périmètre du Parc National du Djurdjura. Pour ceux, comme nous, qui désireraient s’y rendre en voiture, pour visiter les curiosités du coin comme, par exemple, le gouffre du léopard avec ses 1115 m  de profondeur …, il faut descendre jusqu’à souk el Djemaa (El Had) pour emprunter une route de montagne pendant une dizaine de kilomètres …. On tentera l’aventure, In challah, l’année prochaine avec nos amis de Constantine et d’ailleurs …                            

La fête de la cerise ( suite)

22/06/2010 18:31 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

La fête de la cerise ( suite)

       Samedi 19 juin 2010. Organisée par le comité du village nat Allaoua avec le concours de l’association de l’environnement de la commune d’Iboudraren…, cette sympathique manifestation, la première du genre dans cette contrée, a drainé une foule nombreuse vers ce petit hameau accroché au flanc de la montagne et dans un décor paradisiaque à vous couper le souffle.   

        Les visiteurs, venus non seulement des villages environnants mais aussi de Tizi ouzou,  d’Alger … et même de Annaba ( 2 voitures immatriculées 23), ont été conviés  à découvrir les  stands réservés à l’exposition des différentes variétés de cerises cultivées dans la région, de quelques plantes médicinales et d’animaux empaillés ( au grand bonheur des enfants). Remarque : on a prévu d’autres activités qui, malheureusement, n’ont pas été concrétisées pour des raisons objectives. 

       Avec des moyens modestes et beaucoup de bonne volonté, les organisateurs de cette manifestation, qui sont à féliciter et à encourager, ont réussi à sortir de son isolement et en l’espace d’une journée, ce village et ses magnifiques vergers…. Bravo !  

 

        Très bonne initiative donc. Les quelques responsables avec qui nous avons discuté un moment ont promis de tenir compte des remarques pour faire mieux les prochaines années en s’y prenant suffisamment à temps pour prévoir un programme plus riche. A signaler enfin  l’ambiance festive qui a régné durant cette manifestation et la discipline des nombreux automobilistes sur cette étroite route de montagne très touristique (on a même vu des singes magot)…. A l’année prochaine  In challah.    

                                 

                                   

                                     

                                        

                                      

            

La fête de la cerise à At Allaoua

20/06/2010 18:44 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

La fête de la cerise à At Allaoua ( Iboudraren)

        Salut tout le monde. Je reviens du pays où pendant  2 jours et 2 nuits je me suis reposé et "ressourcé".... J'ai rencontré beaucoup de personnes avec qui j'ai eu de longues discussions, je suis allé au village d'At Allaoua ( du côté At Wavane) pour la fête de la cerise...  et,  je suis revenu  chez moi avec beaucoup d'informations, de photos,  et une  " takechwalt " ( corbeille)  de  belles cerises de chez nous .

Arbre généalogique de la famille At Kaki

03/06/2010 17:24 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Arbre généalogique de la famille At Kaki

      Branche 2(suite) à droite la maison At Amrouche

 

Arezki At Kaki (1841) + Yasmine At Dahmane (1843)

                             11 enfants 

 

         1/11         Tamazouzt At Kaki  n°1 (voir page 4)

         2/11          Hocine At Kaki    (voir page 4)

         3/11   Chabha At Kaki (1864) + Meziane At Amrouche

                                                      4 enfants

 1-  Mouloud   At  Amrouche  + Ghenima At Mohamed (2enfants: Boussaad et Meziane)

  2- Zazou    At  Amrouche + Mohand Ou Mhamed At Amer (2 enfants: Achour et Madjid) 

 3- Hemama   At  Amrouche + ......At Abdeslem (Ighil N'sseda) 

4- Aziza  At  Amrouche +........ At Abdeslem (Ighil N'sseda) 

Tachepouat

30/05/2010 17:30 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Tachepat, pâtes au lait.

            Sans chauvinisme, je pense que ce sont nos ancêtres les berbères qui ont inventé les pâtes. Pour s’en convaincre, il suffit d’un petit inventaire de tous nos plats traditionnels préparés avec, essentiellement, de la semoule de blé dur, d’orge ou de glands et apprêtés  de mille et une manières. Dans ce domaine, on peut rivaliser avec n’importe quel pays … , nos galettes et nos couscous s’exportent bien et sont appréciés dans le monde entier.

           Après …, tadjine n lebsel, timegzert, ahaddour, voici venu le tour d’un autre plat de pâtes maison, bien de chez nous, que tout le monde appréciait (et qui ne manquera pas de mettre l’eau à la bouche de quelques uns de nos amis). Il s’agit bien sûr,  vous l’avez deviné (photo), de notre tachepat.

           Recette : 1- semoule de blé dur, sel et eau.

                          2- accommodement : lait, sel et beurre laitier.

          Préparation : bien et bien pétrir pour obtenir une pâte molle et élastique. Huiler un plat pour y déposer de petites boules (voir articles précédents) qui seront écrasées et étirées en feuilles assez fines (un peu plus épaisses que celles de Aheddour). Après cuisson sur un plat en terre cuite (argile) ou bien sur une tôle, les feuilles sont coupées grossièrement à la main et plongées dans une marmite de lait bouillant et dès que ce dernier est absorbé, on verse le tout dans un plat….. Tachepat est servie avec du bon beurre frais retiré de notre calebasse…… C’est simple et c’est très bon. Bon appétit !