1er Novembre 1954 - 1er Novembre 2010

31/10/2010 16:57 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

1er Novembre 1954 - 1er Novembre 2010

         56 éme anniversaire du déclenchement de notre guerre de libération nationale. J'invite tous nos internautes à avoir une pensée pieuse à la mémoire de tous nos moudjahidines , moudjahidates, militants ou simples citoyens assassinés par l'armée coloniale. Faisons tous une prière pour eux . Honneur et gloire éternelle à nos moudjahidines.  Allah yarhamhom

Le moudjahed Said At Younes

26/10/2010 18:18 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Le moudjahed Said At Younes

                                        Par Hamid  Y.A.

      Que dire de Said?

     Après l’indépendance du pays, il fut démobilisé  à sa demande  et occupa des postes à l’Office National des Forêts à Alger puis à Batna et encore à Alger et ce  jusqu’à sa retraite.

        Il fut un homme exceptionnel, de valeur, de grande envergure mais modeste et anonyme….., un moudjahed qui n’a jamais fait valoir son statut pour des privilèges personnels , en dehors de sa pension et ……. d’une médaille . Il n’a  même pas   bénéficié d’un logement, continuant à habiter, jusqu’à sa mort , l’appartement   de son père, situé au huitième étage  d’un immeuble à El Harrach …. On m’a rapporté :  un jour il a été convoqué pour un important prêt bancaire qu’il n’a pas sollicité  qu’il refusa catégoriquement au grand  étonnement  de  ses  interlocuteurs ……

       Je l’ai souvent côtoyé   et à aucun moment il n’a parlé des ses faits  d’armes. Bien au contraire,  il faisait tout pour éviter une conversation à ce sujet. Jovial, toujours optimiste ,  très proche de sa famille, la discussion avec lui était agréable …. toujours teintée d’humour.  Fatigué  les dernières années de sa vie, il a su garder ce caractère bien que  au courant  du pronostic  péjoratif de sa maladie. Dans l’anonymat total, il se faisait soigner à l’hôpital d’El Harrach  où il était  apprécié  par l’ensemble du personnel, car  connu  et  reconnu sur la place …. Il rendit   l’âme  dignement le 26 mai 2003. Que Dieu lui accorde toute sa miséricorde et l’entoure  de son infinie bonté.

       Remarque : cet article est la synthèse  d’informations  récoltées auprès de quelques personnes  qui ont connu Saïd. Il est donc soumis  soit  à des rectificatifs  soit  à des  compléments.  

El moudjahed Said At Younes

23/10/2010 17:58 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

El  moudjahed Said At Younes

                                               Par Hamid  Y.A.

3) La désertion:

       Membre d’un groupe de choc à Paris, prison en France et ensuite incorporé  d’office dans l’armée Française en Algérie (Blida et peut-être aussi à Beni Messous)…. Saïd, dont l’objectif était de rejoindre coûte que coûte le ‘’maquis’’, a réussi au bout de quelques mois à trouver ‘’un contact sûr’’ ….. (Voir articles  précédents).

    

       Janvier 1961, la désertion. ‘’L’Organisation ‘’ a planifié l’opération dans les moindres détails surtout qu’ils étaient cinq soldats à vouloir ‘’prendre le large’’ et la moindre erreur les conduirait droit vers le poteau d’exécution …. Désertion rendue plus difficile encore par la quantité  d’armes qu’ils devaient emporter avec eux sans compter, bien sûr, tous les obstacles à franchir ….L’opération fut programmée pour le jour de garde de l’un des ‘’cinq’’ (mais toujours secondé par un soldat français par mesure sécuritaire…. Pas de confiance ! )….. Il fallait donc  d’abord neutraliser ce dernier (le soldat français), prendre les armes (avec des complicités) et rejoindre rapidement le véhicule qui les attendait non loin de la caserne …. Leur courage, leur volonté de fer  et une planification rigoureuse leur ont permis de surmonter tous les obstacles pour se retrouver rapidement en sécurité dans…. un couvent.  Après deux jours d’attente et de suspens d’autres personnes se chargèrent de les conduire au maquis de Chréa, dans la wilaya IV. La famille de Saïd avait désespéré de le revoir et ne sut qu’il était encore vivant qu’après l’indépendance du pays.                    A suivre  

Le moudjahed Said At Younes (1940-2003) (II)

19/10/2010 18:53 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Le moudjahed Said At Younes (1940-2003) (suite)

                              Par Hamid  Y. A.

Said At Younes en tenue militaire

        L’intervention de Dda Ahcène clarifia définitivement la situation permettant ainsi à Saïd de reprendre, à temps plein, son activité au sein de l’Organisation. Membre actif des groupes de choc qui, souvent, étaient amenés à intervenir, arme au poing, contre d’autres Algériens ….. Saïd finit par se faire arrêter et emprisonner (on dit qu’il aurait  été ‘’vendu’’, dénoncé ? )

       En 1960, sa famille, en Algérie, reçoit son ordre d’appel…. Informés les services judiciaires français  s’empressèrent  de  se débarrasser de lui en organisant son transfert vers une caserne de Blida où il fut incorporé d’office …. Mais  ses antécédents dans la fédération de France lui valurent une attention et une surveillance très particulières. Dans la ville des roses ,  revêtu de la tenue de l’armée  française , il se rendait souvent, sans éveiller le moindre soupçon, chez Dda Mouloud Ait Younes (QREP) , officier de police muté de Constantine à Blida , pour s’approvisionner en denrées alimentaires et surtout en médicaments (pourquoi ?  pour qui ? ….. On le saura, je l’espère, un jour en interrogeant à ce sujet, la veuve de Dda Loulou).

        Voulant à tout prix  ‘’reprendre  du service ‘’, il prit la décision de déserter   l’armée Française …., mais l’exécution  d’un tel projet nécessitait prudence, patience et surtout beaucoup de méfiance . Il fallait trouver des contacts  sûrs…. et, l’occasion se  présenta le jour où il en parla avec un cousin (Mohand Arab At Younes)  à Alger qui promit de le mettre en contact avec l’Organisation. Deux ou trois mois  plus tard, Saïd, avec quatre autres éléments,  animés du même sens  du  devoir, réussirent  une désertion spectaculaire, avec armes et bagages …… A suivre   

Le Moudjahed Said At Younes (1940-2003)

17/10/2010 18:04 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Le Moudjahed Said At Younes (1940-2003)

                                                  Par Hamid  Y. A.

 

Said At Younes

           Saïd  At Younes est né à Ait Ali Ouharzoune . Fils de Dda Rabah et de Smina  Youcef Ali, il est l’ainé d’une fratrie  de six enfants. Après des études primaires à l’école de village, il rejoint son  père, en France, pour une formation professionnelle en électricité …. Très tôt et encore jeune, il intégra les rangs de  ‘’ l’Organisation’’, dans les groupes de choc, sous les ordres de Dda Ahcène Hazi , chef de zone à  l’époque  . Son nom de guerre était ‘’Ernest ‘’ et celui de Dda Ahcène , ‘’Robert’’. Q.R.E.P.

Dda Hazi Ahcène

         Son courage, son intelligence, son sens de l’organisation , son physique et ses actions menées toujours  avec  succès  firent de Saïd un élément  très important et très apprécié ….. Cependant ses activités clandestines qui nécessitaient une présence de tous les instants dans l’Organisation, avec évidemment, des absences répétées, surtout nocturnes , inquiétèrent , fort légitimement , son père Dda Rabah qui ne s’expliquait pas le comportement, devenu  anormal, de son fils . Situation qui engendra, souvent, des scènes conflictuelles …. Informé, Dda Ahcène Hazi ne tarda pas à réagir. Il se présenta carrément chez Dda Rabah pour ‘’un rappel à l’ordre’’ : « Attention ! à khali Rabah, ne cherche plus après Saïd, il est maintenant avec nous….. »                                                                                                         à suivre.

Arbre généalogique Famille At Kaki

13/10/2010 18:53 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Arbre généalogique  Famille At Kaki

 (Suite de la branche 2- Arezki) 

     Arezki At Kaki (1841-1900) + Yasmina At Dahmane (1843-1933)                    (11 enfants : 6 garçons et 5 filles)

  1/11 – Tamazouzt n°1 (voir page 2)

   2/11-  Hocine           (voir page 4) 

   3/11-     Chabha        (voir page 6) 

 4/11 – Ahcène At Kaki  (1866-1940)

  Remarque : Dda Ahcène a eu deux épouses : 1/ Djohra At Moussa, 2/ Dehbia At Moussa (surnommée Tamoussats ou  encore mamoussa)

  4/11- 1 Ahcène At Kaki  + Djohra At Moussa : 2 filles, Smina et Ghenima (voir page précédente)

 4/11 – 2 Ahcène At Kaki + Dehbia At Moussa : 3 garçons ( Said, Mohamed Ameziane et Mohand Ouramdane) et 4 filles ( Djoher, Zaina, Ferroudja, Nouara)

Yemma Moussa (Dehbia At Moussa)

 1- Said At Kaki  (1902-1974)

Said Ath Kaki en 1957

 Dda Said  a eu 5 épouses :

 1-   Dehbia At Tsafat – sans enfants

 2-  Takhmilats ( Béni yenni) - sans enfants

 3-  Ouadi At Slimane – sans enfants

 4-  Djidjiga At Moussa (morte en 1950) avec une fille Kissa at Kaki, mariée à Mohand Ouameur Oucherif (voir page2)

 5-  Hemama At Messaoud Oumoussa (Benmoussa) (1923-1990) (4 garçons : Ahcène, Brahim, Mourad et Mabrouk et une fille Malika)

 ·        Ahcène + Kaki Djamila (5 enfants : Nadjette, Said, Meziane, Mohamed et Hamza)

 ·        Malika + …… At Ouameur : ….

 ·        Brahim + Oucherif Nadia  (3 enfants : Asma, Elkhir, Med Nacer)

 ·        Mourad + Aoui Hanifa (4 enfants : Hamama, Zakaria, Ayoub,  Med)

 ·        Mabrouk + Benmessaoud Fouzia ( 3 enfants : Adem, Yakin, Oumnia)

Hommage à Lyès Ouibrahim

09/10/2010 19:34 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Hommage à Lyès Ouibrahim

 

                                    (1943 - 2009)

 

 

          Homme libre, anticonformiste parfois, très respectueux des libertés des autres mais intransigeant sur les principes…., Lyès nous a quittés trop tôt, à l’âge de 66 ans. On le disait malade mais correctement pris en charge sur le plan médical….. Jamais, au grand jamais, il n’a alarmé ses proches et ses nombreux amis lui qui, sûrement, se savait condamné. Stoïquement il a continué à donner l’impression que tout allait  bien pour lui et personne n’a vraiment prêté attention à son dernier grand voyage, à travers l’Europe, pour un adieu ‘’déguisé’’ à ses frères, à sa sœur et à sa fille. Et, lorsque la nouvelle de sa mort est ‘’tombée’’, nous fûmes tous surpris, assommés ….. Q.R.E.P.

 

 

 

          Fils de Aomer At M’Hamed (n’at Ougni) et de Taous At Younes (la fille de Dda Chavane)  Lyès est né en 1943 à M’daourouch (Montesquieu). Enfance heureuse dans un milieu familial favorable, entouré d’une mère comblée et d’une grand-mère, Torkia At Kaki (Nna Koukou ou Mma nini pour ses petits enfants) aux petits soins avec lui, il fut, dès son jeune âge, très éveillé,  assimilant tout et vite. Nna Koukou : « Lyès, khiar eness, rabi felass  dhassass» .

         A l’école, chez Monsieur Ait Zaî , il évolua très vite, brûlant les étapes pour décrocher son concours d’entrée en 6 ème à l’âge de 10ans . Après le collège moderne et l’Ecole Normale des instituteurs de Constantine il fut affecté, en 1960, comme enseignant, avec une dérogation d’âge, à l’école de Montesquieu.

          Orphelin de père depuis 1958, Lyès, dès son installation comme instituteur, se retrouve, chargé de famille avec ses ‘’deux’’ mères et ses six frères  et sœurs. Après Montesquieu et Besbés (Randon) il reprend ses études à l’Ecole Normale Supérieure d’Alger pour préparer une licence d’histoire géographie….. Par la suite il a occupé tour à tour plusieurs postes importants dans l’administration : Sous-Directeur, puis Directeur aux plans, Directeur au Ministère de l’Education Nationale, Secrétaire Général au Ministère de la Jeunesse et des Sports …..

   

 

 

 

Maison familliale au village d'At Ali (fermée depuis des décennies)

        Que dire de plus ? Sinon que personnellement, j’ai perdu en lui mon meilleur ami, un cousin, un complice, un confident …… Q.R.E.P.  Je renouvelle mes condoléances à son épouse , à ses enfants et à tous ses proches. Hamid    

Certificat d'études primaires - 1898

05/10/2010 18:26 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Certificat d'études primaires - 1898

( Documents Sofcam )

          Vu le procès-verbal, en date du premier juillet 1898, de la commission cantonale de MICHELET, siégeant pour la session de 1898, l'inspecteur de l'académie d'Alger atteste que monsieur KARDACHE AMRANE né en 1884 à Ait Ali Ouharzoune, département d'Alger, est jugé digne d'obtenir le certificat d'études primaires.

                            Amrane At Kardache                                                   

Anniversaire de notre poupée Imene

02/10/2010 16:49 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

Anniversaire de notre poupée Imene

     Notre adorable princesse Imene a soufflé, le 27 septembre 2010, sa deuxième bougie à la grande joie  de ses parents , grands-parents....... et de tous les visiteurs de notre blog. Nous lui souhaitons un joyeux anniversaire, une longue vie  de bonheur ....... Nous prions Dieu de la protéger et, comme dirait notre brave Ahcène K, : "Sebah terbah" . Atsi hrez rabi .

Rencontres surprises (suite)

29/09/2010 18:27 par aitali-ouharzoune-retour-aux-sources

                                 Rencontres  surprises  (suite)

           Samedi 19 juin 2010 (voir articles précédents). Quelques minutes après l’appel téléphonique une voiture s’arrête  devant la maison des Benmoussa et devinez qui en sont ses occupantes ?  ….. La veuve  et la fille  de mon ami Mouloud At Kaci,  la sœur de Tassadit  avec sa fille et sa petite fille. Quelle agréable surprise !  C’est sincèrement  un instant  de réel plaisir  et l’occasion d’évoquer  le  souvenir de Loulou , parti lui aussi trop tôt. QREP (j’ai oublié de demander une photo de lui)  .

         En fin d’après midi, ma cousine Kissa , mon épouse et moi-même sommes chez les Benmoussa pour un café…… Les recettes de cuisine  accaparent  la part du lion  dans les discussions  , pas moyen de dévier  le centre d’intérêt   sur d’autres  sujets (les  femmes sont majoritaires, c’est ça la démocratie )…. Il a fallu attendre le moment des adieux pour m’isoler un instant avec Hamid pour un échange d’informations…..

1-    La fameuse association des amis du village (voir articles de Hamid Y.A) n’a pas vu  le jour à cause de malentendus entre les résidents au village et les Algérois ……

2-    Les événements des années 1956 avec  ‘’les regroupements forcés’’ (rafles ) de tous les hommes du village à Taguemount et l’altercation entre mon père  , Mohand At Kaki  et le capitaine Bondier …… Ensuite, lorsque tous nos villageois, comme un seul homme et à leur tête Chaabane At  Belkacem , au virage de Laaziq, voulaient marcher sur une mine placée au milieu de la route ….. On y reviendra